Climat : sauvons le Père Noël !
Climat : pilotée par la France, l’Union européenne déraille
Paris, le 17 décembre 2008 – Alors que les députés du Parlement européen viennent d’adopter l’ensemble du plan de lutte contre les changements climatiques, Greenpeace dresse un bilan – très décevant – de la présidence française de l’Europe.
« En adoptant un paquet climat/énergie au rabais, l’Europe joue avec le feu. Elle vient de manquer une occasion historique de redessiner son avenir économique et énergétique, et de réaffirmer son statut international de leader en matière de lutte contre les changements climatiques, déclare Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France. Nicolas Sarkozy, dont la présidence du Conseil de l’Europe s’achève, porte une lourde responsabilité. »
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Les Chefs d’Etat doivent trouver un accord pour le climat à Copenhague

Poznan, le 13 décembre 2008 – Greenpeace met au défi les gouvernements de prendre leurs responsabilités face au dérèglement du climat dans les jours et les mois à venir d’ici la conférence de Copenhague.
« Les scientifiques le disent, nous devons agir dans les dix années qui viennent pour éviter l’emballement des changements climatiques. Or nous venons encore de perdre l’une d’entre elles ! », constate Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France. « A ce stade, la meilleure chose à faire, c’est de tirer un trait sur la conférence de Poznan, et avancer sur ce qu’il est possible – et nécessaire – d’accomplir en moins d’un an ».
Il est encore possible d’obtenir un accord global à Copenhague. Les pays en développement continuent de mettre sur la table des propositions constructives et montrent leur volonté d’agir. Les messages du sénateur John Kerry et d’Al Gore ces deux derniers jours confirment encore une fois que l’administration Obama est prête à s’engager dans la lutte contre les changements climatiques et à obtenir un accord ratifié par tous l’année prochaine. « Or, au moment même où le monde pousse un soupir de soulagement face à l’espoir de la restauration du leardership des Etats-Unis dans le combat contre les changements climatiques, une poignée de pays remettent en question leurs obligations et menacent désormais de gâcher cette opportunité », poursuit Karine Gavand.
La conférence de Poznan a échoué sur trois volets essentiels de la négociation :
1) Objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre : 12 mois de perdus
A Poznan les pays en développement attendaient un signal clair des pays industrialisés, premiers responsables des changements climatiques, sur leurs engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Mais les pressions de l’Australie, du Canada, du Japon et de la Nouvelle-Zélande, qui ont combattu toute initiative pour faire avancer ce sujet, ont conduit à un report du débat au mois de juin. Résultat : la conférence n’a été qu’un pâle « copier-coller » des discussions de Bali. « Les pays industrialisés ont répété mot pour mot les déclarations déjà faites 12 mois auparavant. Où est le progrès ? ». Heureusement, le Parlement européen a une opportunité de redonner du sens au paquet climat-énergie lors de son vote mercredi prochain.
2) Financement de l’aide aux pays en développement : les caisses restent vides
Deuxième volet fondamental des négociations internationales : les financements qui vont permettre aux pays en développement non seulement de faire face aux impacts des changements climatiques, mais aussi de participer à l’effort global de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Deux questions étaient sur la table : l’opérationnalisation du fonds pour l’adaptation, et l’élargissement de son assiette de financement, trop faible. Résultat : le fonds est enfin opérationnel, mais les pays industrialisés ont refusé de s’engager à débloquer les financements supplémentaires pour renflouer ses caisses…
3) Protection des forêts : rien de neuf sous le soleil
Les débats sur la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation forestière (REDD) ont été cantonnés à l’organe technique et scientifique de la Convention (SBSTA) et il n’en est pas sorti de progrès substantiel. « Les résultats des négociations sur REDD sont restés bien en deçà des attentes. Plus inquiétant, des principes apparaissant pourtant relativement consensuels, comme la reconnaissance de l’importance de la biodiversité forestière et des droits des populations autochtones et autres communautés forestières, ont été violemment combattus par les négociateurs de pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et l’Inde. Cela n’est pas de bon augure pour la suite, car le succès futur de REDD dépend fondamentalement de sa capacité à intégrer les enjeux sociaux et écologique aux impératifs climatiques : les forêts tropicales ne se résument pas à des réservoirs de carbone ! », explique Jérôme Frignet, chargé de campagne forêt à Greenpeace France.
« Résoudre la crise climatique requiert rien de moins qu’une pleine et entière coopération mondiale. Ce n’est pas le moment de dérober à ses obligations ou d’affaiblir ses engagements. Le compte à rebours vers Copenhague a commencé. Le monde nous regarde », conclut Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.
Paquet énergie-climat : 3 fois 4 au lieu de 3 fois 20 !

Paris, le 12 décembre 2008 – Alors que le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE s’achève à Bruxelles, Greenpeace dénonce un échec des dirigeants européens à positionner l’Europe comme moteur de la révolution énergétique du 21ème siècle.
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Honte aux dirigeants européens ! Appel au Parlement européen à rejeter les pires éléments du compromis de Bruxelles sur le paquet énergie-climat
Poznan, le 12 décembre – Le Réseau Action Climat, Greenpeace, WWF et les Amis de la Terre dénoncent le compromis négocié aujourd’hui par les chefs d’Etat européens sur le paquet énergie-climat.
Les ONG environnementales considèrent que l’accord sur la réduction des émissions dans les secteurs non industriels (habitat, transport, agriculture…) est en totale contradiction avec l’objectif de long terme de l’Europe de limiter le réchauffement global bien en deçà de 2°C :
les Chefs d’Etat sont restés très ambigus sur l’objectif de 30% de réduction des émissions européennes pour 2020. Objectif pourtant annoncé en grande pompe l’année dernière.
l’accord négocié aujourd’hui prévoit que plus de deux tiers des réductions pourront se faire hors du territoire européen, par de la compensation carbone.
les leaders européens ont également refusé d’introduire un système de sanctions efficace (notamment des amendes), lacune fondamentale, qui n’incite pas les gouvernement à respecter leurs engagements.
Les ONG appellent donc les parlementaires européens à ne pas voter un tel accord, et à l’amender lors de leur vote du 17 décembre.
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Paquet climat/énergie : tragique inadéquation entre le niveau d’ambition et l’urgence climatique

À mi-parcours du sommet des chefs d’État et de gouvernement européens réunis à Bruxelles, Greenpeace dénonce la médiocrité des débats dominés par les égoïsmes nationaux. La Pologne, l’Allemagne et l’Italie n’ont à la bouche que la défense des intérêts de court terme de leurs industries, qui comptent parmi les plus polluantes d’Europe. Et la France peine à rattraper le manque de volontarisme manifesté depuis le début de sa présidence de l’UE.
« Tout ce petit monde réuni à Bruxelles n’a apparemment pas réalisé que se jouent aujourd’hui l’avenir économique et énergétique de l’Europe, ainsi que son statut international de leader en matière de lutte contre les changements climatiques, déclare Karine Gavand. Tel qu’il est parti, le paquet climat/énergie ne sera pas à la hauteur pour que l’augmentation des températures globales soit contenue en deçà de 2°C. Les discussions de marchands de tapis sont indignes et menacent de faire échouer la conférence des Nations unies de Poznan. C’est tragique. »
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REDD reste en rade…

Jerôme Frignet, chargé de campagne forêt pour Greenpeace , explique de Poznan l’échec des négociations sur un mécanisme de réduction des émissions de GES liées à la destruction des forêts.
Poznan, le 11 décembre 2008. La nécessité d’inclure un mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et la dégradation forestière (désigné par le brillant acronyme REDD…) apparaissait comme l’un des rares sujets sur lesquels la COP de Poznan pouvait livrer un document formel de négociation, tout au moins sur un nombre limité de points plus ou moins consensuels…
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Abandonnons le charbon !
La semaine dernière, en Pologne, dans le cadre de la campagne mondiale « Quit coal » (« Abandonnez le charbon ») menée par Greenpeace, onze militants ont escaladé une cheminée de la centrale électrique de Patnow, située au centre du pays. Cette centrale est alimentée au lignite, véritable cauchemar écologique très fortement émetteur de CO2. Déployant à plusieurs reprises des banderoles réclamant « Quit Coal, Save the Climate » (« Abandonnez le charbon, sauvez le climat »), Greenpeace a ainsi voulu appeler la Pologne à abandonner le charbon, source de 94 % de son électricité.
Poznan : dernière ligne droite jusqu’à Copenhague…

Karine Gavand, chargée de campagne Climat de Greenpeace France, est à la conférence des Nations unies sur le climat de Poznan, en Pologne
Après la chaleur de l’île de Bali l’année dernière, c’est dans le froid glacial de Pologne que la conférence de l’Onu sur les changements climatiques fait escale cette année. Ce 14e sommet international constitue une étape cruciale car c’est la dernière étape avant la conférence qui se tiendra en décembre 2009 à Copenhague, et qui aura la lourde tâche de boucler un accord international pour faire suite au protocole de Kyoto.
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Suppression des ampoules énergivores : l’Europe s’arrête à la moitié du gué
Alors que l’Union européenne vient de voter l’interdiction des ampoules à incandescence, Greenpeace regrette une décision qui s’arrête au milieu du gué au lieu de s’engager sur la voie d’une véritable politique d’efficacité énergétique.








