Pour maintenir l'augmentation globale des températures en deçà de deux degrés, nous savons ce qu'il faut faire : réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment de dioxyde de carbone (CO2), d'ici à 2050. Pour Greenpeace, nous pouvons relever ce défi, à condition de mettre en œuvre une politique énergétique nouvelle, fondée sur l'efficacité énergétique et un développement massif des renouvelables.
Energie / Climat - 21 novembre 2008

Espagne : Greenpeace bloque l’entrée d’une centrale nucléaire

En ces temps de communication offensive à propos d’une prétendue « relance mondiale du nucléaire », l’Espagne fait peu parler d’elle. Et pour cause : c’est un pays qui, comme l’Allemagne et la Belgique, a décidé de sortir du nucléaire au tournant des années 2000 avec l’arrivée au pouvoir gouvernement socialiste de José Luis Zapatero. Concrètement, l’Espagne s’est engagée à exploiter les centrales actuelles jusqu’à la fin de leur cycle industriel et de ne pas en construire de nouvelles.

Le 21 novembre au matin, pour presser le gouvernement espagnol de remplir ses engagements, une soixantaine de militants Greenpeace se sont enchaînés devant la centrale nucléaire de Garoña, située au nord du pays, pour demander sa fermeture. Certains se sont enchaînés aux portes de la centrale tandis que d’autres se sont installés dans un grand conteneur placé devant l’entrée.
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Energie / Climat - 18 novembre 2008

C02 des voitures : la future législation européenne risque d’être totalement inutile

Alors que se déroulait aujourd’hui une ultime réunion entre le Conseil, le Parlement et la Commission européenne pour trouver un accord sur la législation visant à réduire le CO2 des voitures, Greenpeace tire la sonnette d’alarme : les ambitions du texte sont tellement revues à la baisse que la future législation risque de s’avérer totalement inutile.
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Energie / Climat, Forêts, Océans - 13 novembre 2008

Greenpeace ouvre un bureau africain pour lutter contre les changements climatiques, la déforestation et la surpêche

Johannesburg, le 13 novembre 2008 – Greenpeace ouvre aujourd’hui son premier bureau en Afrique. Ce lancement correspond à l’engagement à long terme d’une présence solide en Afrique, vouée à répondre aux problèmes environnementaux urgents, déplorés sur le continent. Ce lancement sera suivi, le 24 novembre prochain par l’ouverture d’un bureau à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC) et d’un troisième, début 2009, à Dakar au Sénégal. Ces zones sont essentielles pour lutter contre les changements climatiques, la déforestation ou la surpêche.

Rendez-vous sur le site de Greenpeace Afrique

L’ouverture des deux bureaux africains de Greenpeace précède de peu la tenue, à Poznan en Pologne (1-13 décembre) des négociations sur le climat, orchestrées par les Nations Unies. L’objectif de ces négociations sera d’orienter le monde vers une réduction des gaz à effet de serre et la prévention des changements climatiques induits par l’homme.

Alors que l’Afrique contribue très peu aux changements climatiques, ce continent sera parmi les premiers à être touché de plein fouet par les impacts de ces bouleversements. Plus de 180 millions de personnes pourraient mourir des suites des changements climatiques en Afrique sub-saharienne d’ici la fin du siècle. Des pluviosités imprévisibles, des rendements agricoles moindres et des ressources affaiblies provoquent déjà des flux migratoires et une recrudescence des tensions et des conflits.

« L’Afrique du Sud doit jouer un rôle actif pour que les négociations des Nations unies sur le climat débouchent sur la mise à disposition des pays en développement d’un financement conséquent provenant des pays industrialisés et leur permettent de s’adapter et d’atténuer les effets dévastateurs des changements climatiques. Le gouvernement sud africain devrait aider les pays d’Afrique centrale en soutenant la création de mécanismes de financement aptes à rendre la protection des forêts tropicales et du climat plus intéressante économiquement que les activités de l’industrie du bois », déclare Amadou Kanoute, directeur exécutif de Greenpeace Afrique.

La destruction des forêts tropicales est responsable d’environ 20% des émissions planétaires de gaz à effet de serre.

Changements climatiques : l’Afrique du Sud, le 14ème émetteur de CO2 au monde, doit s’engager à prendre des mesures quantifiables pour réduire ses gaz à effet de serre en y incluant la fin de sa dépendance au charbon, sans prévoir une nouvelle expansion du nucléaire. L’Afrique du Sud - comme l’ensemble du continent - peut se tourner massivement vers les énergies renouvelables : le soleil, le vent, la biomasse et pourrait prendre la tête du volet africain de la r[é]volution énergétique. Cette r[é]volution ne permettrait pas uniquement de réduire les changements climatiques mais aussi d’apporter de l’électricité dans des zones rurales et d’y apporter ainsi développement, emploi et croissance économique.

Protection des forêts tropicales : l’industrie du bois menace les forêts tropicales du Bassin du Congo et les 40 millions de personnes qui en dépendent au quotidien. Ces forêts jouent un rôle crucial dans la régulation du climat planétaire. Cependant, si les coupes forestières se poursuivent au rythme actuel, la RDC risque de perdre 40% de ses forêts dans les quarante prochaines années. Greenpeace plaide pour l’adoption de mécanismes financiers ‘Forêts pour le Climat’ qui permettraient aux forêts du Bassin du Congo de conserver plus de valeur économique en restant sur pieds plutôt qu’en étant abattues pour les besoins de l’industrie du bois.

Défense des océans : la vie marine au large des côtes ouest de l’Afrique est éradiquée par flottes étrangères : les communautés locales sont dévastées, privées de ressources nutritionnelles essentielles, ce qui engendre de la pauvreté et une hausse de l’insécurité alimentaire. Les pêches illégales et sans licence doivent cesser. Greenpeace militera pour des pêcheries durables, gérées et financées par les Africains ainsi que pour des contrôles et une gestion renforcés.

« Il est fondamental de s’attaquer aux problèmes environnementaux en Afrique, pour les générations futures et le monde entier. L’Afrique ne sera pas uniquement un des continents le plus rapidement et fortement touché par les changements climatiques. L’Afrique peut également faire partie de la solution. En se mobilisant pour développer son potentiel en énergies renouvelables et la protection de ses forêts, l’Afrique pourra jouer un rôle pilote dans le développement environnemental », conclut Gerd Leipold, directeur exécutif de Greenpeace International.

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Energie / Climat - 12 novembre 2008

Retard sur le chantier EPR de Flamanville : rien ne va plus dans le royaume nucléaire français


Après l’EPR finlandais construit par Areva, c’est au tour du réacteur français construit à Flamanville dans la Manche par EDF d’afficher des retards dans sa construction à travers la voix d’Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva. Cette dernière, interviewée ce matin sur France Inter, croit savoir que l’EPR français sera finalisé en 2013 alors que le planning initial prévoit 2012. Une déclaration aussitôt contredite par EDF dans un communiqué.
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Energie / Climat - 23 octobre 2008

Ampoules à incandescence : à quand l’interdiction ?

En lieu et place de l’interdiction des ampoules à incandescences en 2010, mesure emblématique adoptée au Grenelle de l’environnement il y a un an presque jour pour jour, Jean-Louis Borloo a annoncé jeudi 23 octobre 2008 un accord volontaire avec les grandes enseignes de la distribution de retrait progressif des ampoules à incandescence du marché de l’éclairage. Pour Greenpeace, si l’intention est louable, le gouvernement recule encore et cette initiative s’inscrit en deçà des engagements du Grenelle.

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Energie / Climat - 18 octobre 2008

La vidéo de la dernière action de Greenpeace est enfin disponible :

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Energie / Climat - 17 octobre 2008

EPR finlandais : investir dans le nucléaire est décidément beaucoup trop risqué !

La compagnie finlandaise d’électricité Teollisuden Voima (TVO) vient de confirmer que le démarrage du réacteur nucléaire finlandais qu’Areva est en train de construire sur le site d’Olkiluoto n’aura lieu qu’en 2012, donc avec trois ans de retard, ce qui ferait grimper le coût total du projet de 50 %. Selon Greenpeace, à l’heure où la crise financière mondiale bat son plein et alors que les crédits se font rares, les clients potentiels d’Areva doivent tirer la leçon du fiasco finlandais : investir dans le nucléaire et en particulier sur l’EPR est extrêmement risqué.

« L’EPR finlandais prouve l’inefficacité du nucléaire dans la lutte contre les changements climatiques. La Finlande doit se mordre les doigts d’avoir misé sur l’EPR pour tenir les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto, déclare Frédéric Marillier, responsable de la campagne Énergie à Greenpeace France. Voilà beaucoup de temps et d’argent de perdus, qui auraient pu être investis dans la mise en œuvre d’une vraie politique alternative d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie, et dans le développement massif des renouvelables. » *

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Energie / Climat - 15 octobre 2008

Abandon de l’éco-vignette sur les voitures les plus polluantes : un nouveau coup de canif au Grenelle

Après bien des atermoiements, le gouvernement français semble avoir tranché, révèle ce matin le quotidien économique La Tribune : le gouvernement français aurait l’intention d’abandonner l’annualisation du malus infligé aux automobiles émettant plus de 250 g de CO2/km.

Pour Greenpeace, voilà un nouveau coup de canif infligé au Grenelle de l’environnement, le dispositif du bonus/malus appliqué aux automobiles neuves en fonction de leurs émissions de CO2 constituant la mise en œuvre de l’un des engagements majeurs du Grenelle de l’environnement en matière de lutte contre les changements climatiques.

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Energie / Climat - 14 octobre 2008

Pour une réglementation ambitieuse sur les émissions de CO2 des véhicules

Lire l’article en entier sur les echos.fr

A deux jours du premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement européens qui va se tenir les 15 et 16 octobre sous la houlette de la France, présidente de l’Union européenne, les représentants des écologistes, des consommateurs, des syndicalistes et des victimes de la route réclament que la France défende une version ambitieuse de la réglementation sur les émissions de CO2 des véhicules particuliers. Pour l’instant, la politique française en la matière est lamentablet.

Pour protéger les profits d’une poignée d’industriels - allemands en particulier - et assurer un succès de façade de la présidence française de l’UE, Nicolas Sarkozy pousse l’Europe à adopter une réglementation au
rabais, au mépris de ce que réclament les représentants des écologiste, des salariés, des consommateurs et des victimes de la route. Sur ce sujet, on voit à quel point les préoccupations sociales, environnementales et de pouvoir d’achat convergent - contrairement à ce que l’on prétend trop souvent !”

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Energie / Climat - 10 octobre 2008

Conseil des ministres de l’énergie : déjà 30 ans qu’il faut agir maintenant pour économiser notre énergie !

Aujourd’hui à Luxembourg, le ministre d’État Jean-Louis Borloo préside le premier Conseil officiel des ministres de l’Énergie de la présidence française de l’Union européenne. À l’agenda de cette rencontre, une priorité de la présidence française : la sécurité énergétique. Greenpeace appelle le ministre à respecter ses promesses du mois de juin et à remettre l’efficacité énergétique au cœur de la politique énergétique européenne, en rendant contraignant l’objectif d’économiser 20 % de notre consommation en 2020.

Greenpeace s’est procuré le projet de rapport sur la sécurité énergétique rédigé par la présidence de l’Union européenne, qui sera discuté aujourd’hui en Conseil des ministres de l’Énergie en vue du sommet des chefs d’État des 15 et 16 octobre. L’efficacité y figure en bonne place : « L’augmentation de l’efficacité énergétique est la première priorité. Elle représente l’un des moyens les plus efficaces pour renforcer la sécurité énergétique, elle constitue la clé de voûte de notre politique ambitieuse de lettre contre le réchauffement climatique, tout en améliorant la compétitivité des entreprises et en réduisant la facture énergétique des consommateurs », peut-on lire dans le rapport. C’est le constat partagé par tous, des associations de défense de l’environnement à l’Agence internationale de l’énergie, en passant par les experts du Giec, Claude Mandil ou encore la Commission européenne…

« Mais encore une fois, quand il s’agit d’efficacité énergétique, tout le monde en parle, mais personne n’agit ! », commente Karine Gavand, chargée de la campagne climat à Greenpeace France. Dans son projet, la France se contente de demander à la Commission européenne d’adopter des directives qui sont déjà dans les tuyaux de Bruxelles, comme la directive sur les bâtiments, et perpétue une approche qui a largement fait la preuve de son inefficacité…
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