Le branchement électrique des navires à quai se répand progressivement dans les ports français. Après Marseille, Toulon, Nice et Dunkerque, le port de Sète va s’équiper de la technologie. Elle permettra aux bateaux de couper leur moteur le temps de l’escale et ainsi réduire drastiquement les émissions polluantes.

Les panaches de fumée planant au-dessus des grands ports ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Les terminaux portuaires se dotent peu à peu de branchements électriques à quai. Ce système tout simple permet d’alimenter les navires amarrés à partir du réseau public, plutôt qu’avec leurs moteurs ou groupes électrogènes au fioul. Le port de Sète, onzième de France, suit la tendance et s’apprête à équiper ses principaux bassins.

Le célèbre bassin Orsetti qui accueille les ferrys en direction du Maroc, est déjà doté du branchement à quai. Le quai d’Alger (croisière), le môle Masselin (ferry et croisière) ainsi que le quai H (rouliers) bénéficieront du même système d’ici 2023. Le raccordement au réseau est réalisé par Enedis, qui portera la puissance de l’installation à 15 MW, autorisant ainsi le branchement de grands vaisseaux. Le port de Sète se démarque en préparant également une barge multi-service équipée d’une pile à combustible hydrogène. Elle fournira de l’électricité décarbonée aux navires en parallèle de la collecte des déchets et eaux usées à bord.

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Lorsque les branchements seront opérationnels, les émissions de CO2, oxydes d’azote et particules fines seront divisées par 5 selon le port de Sète. L’objectif est d’atteindre 30 % d’escales « branchées » à terme, évitant le rejet d’environ 10.000 tonnes de dioxyde de carbone chaque année. Reste aux armateurs d’apporter leur contribution en adaptant leurs navires.