
À peine plus d’un centime d’euro le kilowattheure : c’est le prix auquel est descendu Engie pour vendre l’électricité de sa plus grande centrale solaire aux Émirats arabes unis.
Engie vient de sécuriser, avec un consortium de sept banques, le financement de ce qu’il présente comme son plus grand projet photovoltaïque au monde. La centrale de Khazna, d’une puissance de 1,5 gigawatt (GW), située entre Abou Dhabi et Al Aïn, aux Émirats arabes unis, vendra sa production d’électricité pendant 30 ans à l’entreprise nationale de l’eau et de l’électricité (EWEC) au prix de 14,59 $/MWh (soit 0,012 €/kWh au taux de change actuel). Ce tarif est extrêmement bas, mais aligné avec les conditions régionales où il y a un fort rayonnement solaire et une main-d’œuvre moins chère qu’en Europe.
À titre de comparaison, un PPA (contrat de gré à gré) français est autour de 60-70 €/MWh, soit 6 à 7 centimes d’euro le kWh. Ce chiffre fait tourner la tête : trois millions de panneaux solaires seront fournis par le chinois Longi et l’approvisionnement et la construction (EPC) seront réalisés par PowerChina. Engie ne souhaite pas s’arrêter là et développer d’autres projets photovoltaïques de plus de 800 MW en Arabie saoudite, aux Émirats et au Maroc.
À lire aussi0,04 euro le kilowattheure : le prix moyen de l’électricité solaire se stabiliseLa centrale de Khazna est codétenue avec Masdar, le développeur-renouvelable filiale de la compagnie pétrolière nationale Adnoc avec Mubadala et l’énergéticien Taqa. Conformément aux pratiques locales, Masdar détient 60 % du projet et les partenaires étrangers, dont Engie, disposent des 40 % restants. Les deux acteurs exploiteront ensemble la centrale pour livraison en 2028.
Si le projet ne prévoit pas de stockage par batteries, il y en aura dans d’autres appels d’offres. La centrale de Khazna ne fait pas partie du pharaonique projet mené par Masdar et Ewec qui prévoit par exemple d’associer 5 GW de solaire à 19 GWh de batteries, en mode baseload (mode de production 24h/24). Engie est en charge de 20 centrales à gaz et d’un réseau de refroidissement.
La suite de votre contenu après cette annonce
Notre Newsletter
Ne ratez plus les dernières actualités énergetiques
S'inscrire gratuitement