AccueilBiomasseQuel chauffage est le moins carboné ? L'ADEME met à jour son simulateur, mais privilégie le bois

Quel chauffage est le moins carboné ? L'ADEME met à jour son simulateur, mais privilégie le bois

Photo de l'auteur
Par Hugo LARAPublié le 21 janvier 2026
Un poêle à bois / Illustration : Getty.

L’Agence de la transition écologique (ADEME) vient d’actualiser son simulateur d’impact carbone des modes de chauffage destiné au grand public. L’outil met en avant les modes de chauffage au bois, dont l’intensité carbone fait débat, au-delà de ses effets sanitaires.

Quel mode de chauffage contribue le moins au réchauffement climatique ? Vaste question, à laquelle le simulateur « Impact Chauffage » de l’ADEME tente de répondre. L’outil en ligne dédié aux particuliers vient d’être mis à jour. Selon l’agence, il s’appuie désormais sur des données de consommation énergétique réelle des logements français, au lieu de moyennes théoriques. Ensuite, deux nouveaux modes de chauffage font leur apparition : les chaudières à bûches et les chaudières à granulés. Enfin, une foire aux questions apporte une dizaine de réponses à des interrogations classiques sur l’impact climatique du chauffage et les astuces pour en maitriser la consommation.

À lire aussiLe chauffage au bois interdit en 2027 grâce à une nouvelle norme européenne ?

Un simulateur très sommaire

Le simulateur est très sommaire : il suffit de renseigner la superficie du logement pour obtenir l’estimation des émissions annuelles de CO₂ de chaque mode de chauffage. Le niveau d’isolation n’est pas demandé, malgré l’importance de ce critère dans la consommation énergétique. Sans surprise, c’est la pompe à chaleur qui remporte le palmarès du chauffage le plus vertueux, la chaudière au fioul étant lanterne rouge. Étonnamment, l’ADEME décline plusieurs modes de chauffage au bois (granulés, bûches, chaudière ou poêle) mais ne fait aucune distinction parmi les réseaux de chaleur, qui se retrouvent à l’antépénultième position. Il existe pourtant de grandes différences entre réseaux de chaleur, certains étant très carbonés, d’autres presque totalement bas-carbone.

Par ailleurs, le simulateur se concentre exclusivement sur les émissions carbone et n’apporte aucune précision sur les autres émissions polluantes, qui ont pourtant un impact sanitaire majeur. Peut mieux faire.

La suite de votre contenu après cette annonce

La suite de votre contenu après cette annonce


Voir plus d'articles