Doté d’un toit de 5 000 m2 couvert de panneaux photovoltaïques, le futur Centre Olympique Aquatique (CAO) sera l’une des plus grandes fermes solaires urbaines de France mais aussi un exemple en matière d’auto-suffisance énergétique et de bâtiment durable.

Réalisé pour le compte de la Métropole du Grand Paris dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, le Centre Aquatique, est en cours de construction à Saint-Denis. Il accueillera les épreuves de water-polo, de plongeon et de natation artistique

Le bâtiment se distingue par une bonne enveloppe thermique et une gestion fine des apports solaires grâce, notamment, à des façades vitrées doublées de brise-soleil extérieurs.

Mais c’est surtout par son mode constructif qu’il se singularise. Plus de de 1.200 tonnes de matériaux biosourcés y seront incorporés et sa toiture recouverte de panneaux photovoltaïques sur 5000 m2 en fera une des plus grandes installations solaires urbaines de France.

 

Par ailleurs, sa géométrie concave s’adapte parfaitement aux différents usages et permet de réduire le volume intérieur chauffé et ventilé de 30 % par rapport à une géométrie horizontale. Au final, les différentes solutions techniques prévues permettent de réduire la demande en énergie en créant un système vertueux qui utilisera, pour 90 % de ses besoins, l’énergie issue de sources renouvelables ou de récupération.

Bois durable et plastique recyclé

Le bois structurant la charpente est issu de forêts gérées durablement (label FSC) d’origine française et européenne exclusivement. De même, le mobilier dans les restaurants, bars et entrées sera réalisé à partir de bois récupéré sur le chantier tandis que les tribunes seront construites en plastique recyclé collecté dans les écoles de Saint-Denis.

Autre singularité forte, le CAO sera le premier équipement sportif et dédié aux JO, équipé de sièges de gradin réalisés entièrement à partir de bouchons plastiques.

Ce projet innovant répond à un double enjeu environnemental et social. En effet, ces sièges seront conçus sur-mesure et fabriqués en France par une entreprise locale de l’économie sociale et solidaire et les déchets plastiques collectés en partenariat avec des associations du territoire.