AccueilAides et subventionsAides à la rénovation énergétique : à quoi s’attendre pour 2026 ?

Aides à la rénovation énergétique : à quoi s’attendre pour 2026 ?

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 5 janvier 2026
Illustration : Virrage.

Dans un contexte économique compliqué, les particuliers sont souvent pris en étau entre hausse du coût de l’énergie, baisse du pouvoir d’achat et évolution des usages pour favoriser la transition énergétique. Pour ces raisons, les aides et subventions de l’État sont plus importantes que jamais pour de nombreux ménages. Sur quoi pourra-t-on compter en 2026 ?

Pour les particuliers, la transition énergétique révèle des opportunités pour réduire sa consommation d’énergie et faire baisser sa facture. Néanmoins, ces opportunités nécessitent bien souvent des investissements que l’État essaie d’encourager à travers de nombreux programmes d’aides et de subventions. Ces derniers, parfois complexes à mettre en œuvre, permettent tout de même parfois de réduire très largement ces coûts.

Des évolutions notables pour la rénovation énergétique

La rénovation énergétique des bâtiments est souvent au cœur de ces programmes d’aides. Si MaPrimeRénov’ a été suspendue 1ᵉʳ janvier 2026, le dispositif devrait revenir dans le courant de l’année en mettant l’accent sur les rénovations d’ampleur qui comprennent plusieurs travaux différents. La rénovation par geste sera toujours d’actualité, mais ne permettra plus l’isolation des murs (isolation intérieure ou extérieure), ou l’installation d’une chaudière biomasse.

En revanche, l’enveloppe globale des CEE (certificats d’économie d’énergie) devrait passer de 6 milliards d’euros à plus de 8 milliards d’euros. De ce fait, les primes énergétiques devraient être plus généreuses et plus accessibles. Cette prime Coup de pouce est toujours valable pour des travaux de chauffage et/ou d’isolation, ainsi que des rénovations d’ampleur. En revanche, les CEE étant financées par les fournisseurs d’énergie et distributeurs de carburant, leur hausse pourrait conduire à une augmentation du prix de l’énergie, limitant ainsi le pouvoir d’achat.

L’Éco-PTZ est également reconduit en 2026 et demeure un financement essentiel pour rénover son logement. Principale modification : ce n’est plus une étude thermique qui sera demandée pour valider son attribution, mais un audit énergétique. De plus, il devra permettre un gain énergétique minimum de 35 % par rapport à la consommation initiale.

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Le cas des pompes à chaleur et du solaire

Comme lors des précédentes années, l’installation de pompes à chaleur (PAC) sera largement encouragée par le gouvernement. En ce qui concerne les CEE à ce sujet, le montant des aides devrait légèrement baisser du fait de modifications des règles de calcul. En revanche, ces dernières seront simplifiées. On ne retrouvera plus de distinction entre les PAC pour « chauffage seul » ou « chauffage + ECS ».

Du côté de MaPrimeRenov, l’aide financière pourra atteindre jusqu’à 5 000 € pour l’installation d’une PAC air/eau et jusqu’à 10 000 € pour une PAC géothermique. En revanche, les PAC air/air ne seront pas éligibles.

En 2025, le photovoltaïque a subi de grandes évolutions. On peut citer la baisse du tarif de rachat de l’électricité par EDF qui a largement contribué à rendre les installations pour particuliers moins intéressantes d’un point de vue financier. Même la prime à l’autoconsommation a été réduite, en passant de 220 €/kWc pour les installations de 3 kWc ou moins à seulement 80 €/kWc. Heureusement, pour compenser ces réductions de subvention, la TVA est passée de 10 % à 5,5 %. L’État réfléchit désormais à rendre les projets photovoltaïques éligibles à l’Éco-PTZ.

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La mobilité électrique toujours encouragée

Pour finir, comme les années précédentes, la vente de voitures électriques va être encouragée via un bonus écologique encore plus généreux que par le passé. La prime « Coup de pouce véhicule électrique » sera d’ailleurs financée par les CEE. À l’inverse, le malus CO2 sera encore plus sévère que par le passé, avec un seuil de déclenchement abaissé de 5 g.

En revanche, sur cette question, il y a quand même une mauvaise nouvelle : le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge, d’un montant de 500 €, n’est pour le moment pas renouvelé pour 2026.

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