Si les voiliers sont propulsés grâce à une pièce de textile, pourquoi pas les éoliennes ? C’est la question que s’est posée la start-up écossaise ACT Blade. Elle a conçu un modèle de pale composé de tissu synthétique censé produire davantage d’électricité pour moins cher.

Il ne se passe pas un mois sans qu’une innovation émerge dans le domaine des énergies renouvelables. Il s’agit cette fois d’un nouveau concept de pale d’éolienne, développé par la start-up écossaise ACT Blade. Imitant la voile d’un navire, la pale est faite d’un textile synthétique utilisant « la même technologie que le bateau le plus rapide du monde » explique la jeune société. Ce dernier est tendu et supporté par une structure en matériau composite.

Schéma de la pale ACT Blade.

Pas entièrement recyclable

10 % plus longue et 32 % plus légère qu’un modèle conventionnel, la pale générerait 9 % d’électricité supplémentaire selon ACT Blade. Elle réduirait également de 7 % les coûts de production d’énergie. Son recyclage en fin de vie n’est toutefois pas idéal puisque seule une partie pourra être valorisée. La quantité de matériaux mis en décharge resterait inférieure par rapport à une pale 100 % composite d’après la société.

Une éolienne Vestas équipée pour les essais

Une première éolienne a été équipée de trois pales en juillet 2021 à Myres Hills près de Glasgow (Royaume-Uni), où la start-up réalise ses essais. Longues de 13 mètres, elles ont été installées sur une turbine Vestas de 250 kW. Si elle n’a pas publiquement communiqué les résultats de cette expérience, ACT Blade a reçu un soutien de taille. L’énergéticien italien Enel s’est associé à la société écossaise pour soutenir son développement. La prochaine étape consistera à fabriquer une pale de 49 mètres, correspondant au modèle qui sera commercialisé à terme.