En 2020, les mers allemandes disposaient de près de 7,8 GW de capacité éolienne, faisant du pays le 3e plus grand exploitant offshore du monde après le Royaume-Uni et la Chine. Mais depuis 2 ans le secteur marque une pause avec seulement 0,2 GW supplémentaire en 2020 et aucune mise en service en 2021. La nouvelle coalition au pouvoir à Berlin envisage toutefois un effort d’expansion énorme de la filière en fixant des objectifs de 30 GW d’ici 2030, 40 GW en 2035 et une capacité massive de 70 GW en 2045. Près de 9 fois plus qu’aujourd’hui.

Selon le programme du nouveau gouvernement allemand, 80 % de l’électricité consommée dans le pays en 2030, soit dans seulement 9 ans, devrait être d’origine renouvelable. « Cela représente trois à quatre fois la vitesse d’expansion que nous avons connue jusqu’ici », explique le vice-chancelier Robert Habeck, ministre nouvellement nommé de l’économie et du climat.

Neufs fois plus !

Si l’accord de la coalition composée des sociaux-démocrates, des Verts et des libéraux prévoit une expansion massive du solaire et une réservation de 2 % des terres pour les parcs éoliens terrestres, il entend surtout miser sur l’éolien offshore, dans la Mer du Nord et la Baltique.
Aujourd’hui, le pays y dispose d’une capacité de 7,8 GW et se situe à la 3e place mondiale de producteurs éoliens offshore. Les projets en cours de développement devraient permettre d’atteindre 7,8 GW en 2025. Mais l’objectif fixé par les partis au pouvoir est beaucoup plus ambitieux : 30 GW d’ici 2030, 40 GW en 2035 et une capacité massive de 70 GW en 2045. Près de 9 fois plus qu’aujourd’hui !

L’effort de développement de l’offshore allemand devrait être facilité par un accord signé ce 2 décembre par les 8 Etats riverains de la Mer du Nord, dont la France et la Belgique, ainsi que par la Commission européenne. Les signataires entendent «développer une vision commune à long terme du rôle des énergies renouvelables en mer pour atteindre les objectifs énergétiques et climatiques ambitieux de 2050 dans la région ». Ils veulent également discuter d’une utilisation améliorée et plus innovante des financements de l’Europe, favoriser la coordination des processus d’appels d’offres nationaux et faire progresser les interconnexions énergétiques par le biais de projets communs.