La pérovskite pourrait bien être la clé pour améliorer les rendements et les prix des panneaux photovoltaïques. Techniquement prête, la technologie doit encore trouver un mode de production adapté à la commercialisation. Et si on utilisait l’impression à jet d’encre ?

La prochaine fois qu’une feuille sortira de votre imprimante à jet d’encre, imaginez que l’on pourra bientôt fabriquer des panneaux solaires de la même façon. Le parallèle est à peine raccourci. Une équipe du centre de recherche Helmholtz de Berlin (HZB) étudie en effet la possibilité d’injecter une « encre » de pérovskite dans des cellules photovoltaïques. Ce minéral intéresse les scientifiques, car il autorise de meilleurs rendements que les panneaux actuels au silicium : plus de 22 % en moyenne contre 15 à 20 % pour ces derniers.

Une fois déposée sur un substrat, l’encre contenant solvants et matériaux précurseurs, s’évaporer en formant des cristaux de pérovskite. La méthode pourrait être industrialisée à grande échelle contrairement aux lourds procédés jusque-là exploitables uniquement en laboratoire.

Il reste toutefois du chemin à parcourir avant la commercialisation, la formule de cette substance n’étant pas encore fixée. C’est pourquoi les scientifiques du HZB mènent l’enquête. Ils devront analyser avec une extrême précision les phénomènes physiques qui mènent à la formation de pérovskites suite au dépôt de l’encre.

 

« Le rôle complexe des solvants et des co-solvants dans les encres hybrides de la pérovskite — sur la structure de la phase intermédiaire et la cinétique de formation du film — n’est pas encore bien appréhendé » explique ainsi l’équipe de recherche. Selon leurs conclusions, le lancement des panneaux solaires en pérovskites pourrait s’accélérer. Plusieurs défis liés à ce matériau comme la durabilité et la stabilité ont déjà été levés au fil du temps grâce à une dynamique impressionnante portée par de très nombreux laboratoires.