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L’Australie construit une raffinerie à terres rares pour concurrencer la Chine

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 17 août 2026
Future raffinerie de Eneabba. // Crédits : Iluka Resources.

Indispensables à la fabrication des aimants permanents, des éoliennes et des smartphones, les terres rares sont d’une importance stratégique capitale. Dans ce contexte, l’Australie prépare une vaste raffinerie dédiée à ces matériaux pour proposer une alternative crédible à la Chine. 

Grâce à une géologie très ancienne et diversifiée, l’Australie possède l’un des sous-sols les plus exceptionnels au monde. Elle compte parmi les plus grandes réserves de minéraux critiques, comme le minerai de fer, le plomb, l’uranium mais également la bauxite, le cuivre ou le lithium.

Forte de ces réserves, elle ambitionne de concurrencer la Chine dans le secteur des terres rares, grâce à la construction d’une vaste raffinerie intégrée, située à Eneabba sur la côte ouest de l’Australie. Cette dernière, portée par l’entreprise Iluka Resources, a fait l’objet d’un prêt d’État d’un montant de 1,2 milliard de dollars. Elle devrait permettre de séparer des oxydes de terres rares légères et lourdes pour créer une chaîne d’approvisionnement pour les aimants permanents.

Les produits visés sont principalement le néodyme et le praséodyme, le dysprosium et le terbium. Ils devraient être obtenus grâce au traitement des sables minéralisés enrichis en oxyde de terre rare. Une fois en service, à l’horizon 2027, l’usine pourra traiter environ 55 000 tonnes de matériaux par an.

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Réduire la dépendance occidentale à la Chine

Pour débuter son activité, la raffinerie pourra compter sur un stock d’un million de tonnes de minéraux concentrés constitué par Iluka Resources, qui devrait permettre le fonctionnement de la raffinerie jusqu’en 2035. En parallèle, d’autres sources d’approvisionnement sont prévues grâce à des accords avec des compagnies minières comme Northern Minerals, Lindian Resources ou VHM.

Avec ce projet d’envergure mondiale, l’Australie espère se positionner comme alternative crédible à la Chine. Cette raffinerie entre d’ailleurs en service dans une période où l’occident cherche à réduire sa dépendance à la Chine, y compris au sujet des terres rares. Celles-ci sont, en effet, d’une importance capitale pour l’indépendance énergétique de demain. On les retrouve dans les moteurs électriques, les smartphones, les éoliennes et même dans des équipements militaires comme les radars.

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