AccueilNucléaireLe nouveau porte-avion français sera doté de deux réacteurs nucléaire de 225 MW

Le nouveau porte-avion français sera doté de deux réacteurs nucléaire de 225 MW

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 27 mars 2026
Le porte-avions Charles-de-Gaulle / Image : Armée française.

Plus impressionnant que le Charles de Gaulle à tout point de vue, le futur porte-avions français, désormais appelé France Libre, sera doté des plus puissants réacteurs nucléaires navals français. Baptisé K22, ce réacteur équipera également les futurs sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. 

Tout s’accélère, depuis quelques mois, autour de la construction du futur porte-avions français récemment baptisé France Libre. Plus long, plus large et plus lourd que l’actuel Charles de Gaulle, il aura besoin d’un mode de propulsion plus puissant que ce dernier. C’est donc tout naturellement que les équipes de Naval Group, de Framatome et de TechnicAtome se sont attelées à la conception d’une nouvelle chaufferie nucléaire dès 2020. Le France Libre devrait être équipé de 2 réacteurs nucléaires K22, pour une puissance cumulée de 450 MW thermique, soit 50% de plus que les deux réacteurs K15 du Charles de Gaulle.

Malgré un poids estimé à 75 000 tonnes en déplacement, soit 1,8 fois plus que l’actuel porte-avions, ces deux nouvelles chaufferies permettront au navire d’atteindre une vitesse supérieure à 27 nœuds, soit l’équivalent de 50 km/h.

Le France Libre, un navire aux dimensions exceptionnelles

Le porte-avions de nouvelle génération, communément appelé PA-NG, devrait être plus long de 50m que son prédécesseur et atteindre les 310m. Son pont d’envol, dont la surface est estimée à 17 000 m² (50% de plus que le Charles de Gaulle), devrait être équipé de plusieurs catapultes électromagnétiques, et permettre les décollages et les appontages en simultané.

6 à 8 réacteurs K22 à construire

Le France Libre ne sera pas le seul à profiter de ces nouveaux réacteurs nucléaires K22. Ces derniers vont également équiper la troisième génération de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), classe L’Invincible. Le premier des 4 SNLE 3G prévus est déjà en construction aux chantiers de Naval Group de Cherbourg depuis mars 2024.

Concernant les chaufferies nucléaires du PA-NG, la première soudure de l’enceinte de confinement a eu lieu en septembre dernier à Indret. Si tout se passe comme prévu, la construction du porte-avions devrait débuter en 2031 à Saint-Nazaire, pour une mise en service prévue en 2038.

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