
La France compte 33 gigawatts de puissance photovoltaïque installée à fin mars 2026. Le solaire passe un seuil symbolique et continue de se développer, porté notamment par l’autoconsommation.
Le parc photovoltaïque national continue de prendre de l’ampleur malgré un contexte qui ne lui est pas extrêmement favorable. Malgré la réduction à peau de chagrin des tarifs de rachat solaire et la multiplication des prix négatifs de l’électricité, le solaire poursuit sa progression, tant chez les particuliers qu’à l’échelle industrielle.
Entre janvier et mars 2026, 1 495 mégawatts (MW) de nouvelles capacités solaires ont été raccordées au réseau électrique français. Ce chiffre marque un recul de 5 % par rapport au premier trimestre 2025, où 1 571 MW avaient été installés. La croissance ralentit légèrement, mais reste à un niveau élevé.
Les grandes installations de plus de 500 kilowatts (kW) ont concentré 30 % de la puissance raccordée, alors qu’elles ne représentent que 0,3 % du nombre de projets. À l’opposé, les petites installations résidentielles de moins de 9 kW ont compté pour 74 % des nouveaux raccordements, mais seulement 7 % de la puissance totale. Cette répartition illustre la dualité du marché français, entre projets industriels massifs et équipements domestiques.
À lire aussiComment construire une centrale solaire au sol sans faire appel à un professionnel ?Au 31 mars 2026, la puissance cumulée du parc photovoltaïque français s’établit à 33 gigawatts (GW), dont 32,1 GW en France continentale. Sur le trimestre, la production brute d’électricité solaire a atteint 6,6 térawattheures (TWh) en métropole, contre 5,9 TWh un an plus tôt. Pour se situer, le photovoltaïque français a produit en trois mois autant d’électricité que le réacteur nucléaire n°2 de la centrale de Tricastin durant l’année 2024.
Hors autoconsommation, la production injectée sur le réseau a représenté 6,2 TWh, soit 4,6 % de la consommation électrique métropolitaine. Cette part gagne 0,7 point par rapport au premier trimestre 2025, signe d’une contribution croissante du solaire au mix énergétique français.
Au premier trimestre 2026, 62 % des installations photovoltaïques françaises ont produit une électricité entièrement ou partiellement autoconsommée. Ces installations représentent 19 % de la puissance totale du parc. Les deux indicateurs progressent respectivement de 1,5 point et 0,5 point par rapport au quatrième trimestre 2025.
Sur le trimestre, 481 GWh d’électricité solaire ont été autoconsommés en métropole, soit 7 % de la production brute. Les installations en autoconsommation totale ont généré 247 GWh, correspondant à 51 % des volumes autoconsommés. Elles représentent 14 % du parc autoconsommant et 9 % du parc photovoltaïque total.
À lire aussiCes 235 000 centrales solaires coûtent 40 milliards d’euros à l’ÉtatLa puissance des projets en attente de raccordement a légèrement reculé de 2 % par rapport au quatrième trimestre 2025, pour s’établir à 36,1 GW. Parmi ces projets, 8,4 GW disposent déjà d’une convention de raccordement signée, ce qui laisse présager des mises en service dans les prochains trimestres.
Trois régions concentrent à elles seules 50 % de la puissance photovoltaïque installée en France au 31 mars 2026 : la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes. Ces territoires ont également représenté 46 % des nouveaux raccordements du trimestre, confirmant leur rôle moteur dans le développement du solaire français. La géographie du parc reste marquée par l’ensoleillement et les politiques locales favorables.
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