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Cette ancienne carrière va accueillir un parc photovoltaïque flottant

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 12 septembre 2026
Une centrale solaire flottante / Image : Getty.

Les centrales photovoltaïques flottantes se multiplient sur les plans d’eau des anciennes carrières d’extraction. Le solaire permet de valoriser ces vastes espaces fonciers sans compromettre leur retour à la nature. Symbole de cette évolution de plus en plus fréquente : une installation de 16,8 MWc prévue sur les étangs des anciennes carrières Martin, près de La Flèche (Sarthe). 

C’est une nouvelle page de l’histoire des anciennes carrières de granulats alluvionnaires Martin, au cœur de la Sarthe, qui est en train de s’écrire. Abandonnées au début des années 2010, les 6 excavations, rassemblées sur un site de 100 hectares, se sont naturellement transformées en étangs et la nature y a repris ses droits. Le site, devenu un petit havre de paix, en particulier pour les pêcheurs, va vraisemblablement accueillir des panneaux solaires flottants.

Une enquête publique s’apprête à ouvrir, le 15 septembre, pour la mise en place de presque 30 000 panneaux solaires flottants. Installés sur deux étangs de 13 et 22 hectares, ils devraient permettre d’atteindre une capacité totale de 16,8 MWc pour une production annuelle estimée à 18,8 GWh par an.

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De l’énergie décarbonée avec un impact visuel modéré

Pour limiter l’impact de cette centrale photovoltaïque flottante, plusieurs mesures ont été prises. D’abord, une distance de 20 mètres sera respectée entre les flotteurs et les berges, ce qui permettra de maintenir les activités de pêche sur le pourtour des étangs. D’autre part, 70 % des deux étangs concernés resteront découverts. Cela devrait notamment permettre aux espèces aquatiques de se protéger, tout en laissant une large zone d’utilisation pour les oiseaux. Enfin, les centrales solaires devraient participer à limiter le réchauffement et l’évaporation de l’eau durant les périodes estivales.

Ce type de centrale a pour avantage un impact visuel réduit, en particulier en comparaison à un parc éolien de même puissance (soit environ 4 éoliennes). Si tout se passe comme prévu, la mise en service de cette centrale devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année 2028.

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