
Depuis l’année 2024, qui avait explosé tous les compteurs, les investissements dans la production d’énergie renouvelable sont en chute libre. Cette baisse drastique s’explique notamment par des besoins de plus en plus importants en stockage pour mieux adapter la production non pilotée aux besoins électriques réels.
Si la transition énergétique a représenté plus de 2 000 milliards de dollars d’investissements en 2025 à l’échelle mondiale, le secteur des énergies renouvelables n’est pourtant pas au beau fixe. La filière a connu une baisse de 10 % d’investissement entre l’année 2024 et l’année 2025 pour s’arrêter à 690 milliards de dollars, selon BloombergNEF. Sur le premier semestre 2026, la situation s’est stabilisée, sans pour autant repartir à la hausse avec 327 milliards de dollars d’investissement.
Dans le monde, le secteur éolien est à la peine avec une baisse de 27 % par rapport au premier trimestre 2025, en grande partie à cause de l’éolien offshore qui a subi de nombreuses déconvenues, particulièrement en Europe. La situation est telle que les investissements en la matière ont chuté de 72 % en un an ! Heureusement, le secteur de l’éolien terrestre résiste beaucoup mieux avec une baisse de seulement 4 %. En Europe, certains pays sont même en progression comme l’Allemagne, la Roumanie ou la Serbie.
À lire aussiLa France va débourser 200 milliards d’euros pour rénover son réseau électriqueLe photovoltaïque n’est pas en reste, et fait également face à une chute drastique des investissements. On parle du plus bas niveau d’investissement depuis 2021. Cette situation s’explique par des inquiétudes de plus en plus importantes des investisseurs à cause de la multiplication des écrêtements, de la congestion des réseaux et de la cannibalisation des prix de l’électricité.
Si les centrales solaires ralentissent, ce n’est pas le cas des projets hybrides (solaires et batterie) qui se multiplient. Les investissements sur ce type d’association ont été multipliés par 3 entre les premiers trimestres 2025 et 2026. Cette situation montre que les enjeux du stockage prennent une place de plus en plus importante dans la gestion de la production d’énergie décarbonée.
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