
La France a raccordé 7,3 GW de capacités renouvelables supplémentaires en 2025, pour 84,2 GW de puissance totale. Pourtant, les ENR marquent le pas par rapport aux années précédentes. Cette tendance, constatée par le Syndicat des énergies renouvelables, éloigne un peu plus la France des objectifs de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3). Dans ce contexte peu réjouissant, l’éolien offshore fait figure d’exception grâce aux raccordements réalisés en 2025, et à la publication de l’AO10.
Le syndicat des énergies renouvelables, le SER, a publié le Panorama de l’électricité renouvelable en France pour faire le bilan des capacités installées. Le lobby des ENR, par la voix de son président Jules Nyssen très actif dans la sphère politique et dans sa communication, alarme sur le ralentissement du déploiement des ENR.
L’occasion, dans ce rapport de faire le bilan, ENR par ENR des capacités installées et des ajouts en 2025. L’éolien terrestre culmine à 23,87 GW installés fin 2025, avec +883 MW raccordés dans l’année. Le rythme est plus faible que l’année 2024, qui voyait +1,14 gigawatts (GW). L’éolien terrestre a produit +2,5 % sur un an et un facteur de charge de 21,4 %. Sa production électrique représente l’équivalent de 9,8 % de la consommation électrique métropolitaine en 2025 contre 9,7 % en 2024.
Les Hauts-de-France ont 6,59 GW d’éolien terrestre, devant le Grand Est et ses 5,17 GW, qui représentent la moitié de la production nationale.
Avec le rythme qui ralentit, la filière peine à rattraper son retard sur les ambitions de la PPE 3 qui prévoit 31 GW d’éolien terrestre en 2030. On en est donc à 77 % fin 2025. Les projets en développement représentent encore 13,5 GW.
L’éolien en mer a le plus fortement progressé et atteint 1,92 GW (+415 MW en 2025), soit une augmentation de 27% en un an, et 5,7 TWh de production (+43,3% par rapport à 2024). Un facteur de charge plus élevé que l’éolien terrestre (38%) montre pourquoi la priorité lui est donnée dans le développement futur. La PPE 3 luis consacre 3,6 GW installés en 2030 et 15 GW en 2035.
30 GW de solaire et la dynamique s’accélère. En 2025, avec 5 941 MW raccordés contre 3 GW par an entre 2022 et 2023 et 5 GW en 2024, c’est la plus grande progression de ces dernières années. Mais la filière fait grise mine : les appels d’offres n’arrivent pas ou en faible volumes.
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