AccueilÉolienLe coût du soutien aux énergies renouvelables va bondir de 15 % en 2027

Le coût du soutien aux énergies renouvelables va bondir de 15 % en 2027

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Par Hector PIETRANIPublié le 30 juillet 2026
Illustration : P. Khrutmuang.

La Commission de régulation de l’énergie estime que les charges de service public de l’énergie (CSPE) bondiront de 15 % en 2027. Elles augmentent année après année depuis la fin de la crise des prix.

La facture du soutien de l’État aux énergies renouvelables (ENR) continue sa hausse. Dans une délibération publiée le 20 juillet par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les prévisions des charges de service public de l’énergie (CSPE) pour 2026 s’élèvent à 12,3 milliards d’euros, et, dès 2027, ces charges devraient atteindre 14,2 milliards d’euros, soit +1,9 milliard (+15,4 %) en un an.

Certes, les charges avaient été moins élevées qu’anticipé lors du même exercice, il y a un an, en 2026. L’anticipé (6,79 milliards) est plus élevé que le corrigé (6,24 milliards), notamment grâce à la diminution des primes versées aux installations photovoltaïques sous les arrêtés tarifaires S17 et S21.

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Le soutien au biométhane moins coûteux grâce aux prix élevés du gaz

Le soutien au biométhane coûte lui aussi moins cher qu’anticipé. La hausse des prix du gaz augmente en effet les revenus tirés de la vente du biométhane sur les marchés, réduisant mécaniquement la compensation versée par l’État. Le soutien aux ENR est un contrat pour différence : un tarif cible est garanti, la production est vendue sur le marché et l’État vient combler ou récupérer la différence entre le tarif cible et le prix de marché si le prix est inférieur ou supérieur respectivement. Il ne coûtera finalement pas 1,74 mais 1,57 milliard d’euros.

Malgré ces provisions plus élevées et corrigées, les CSPE sont en augmentation régulière, particulièrement avec la hausse des renouvelables soutenus et déployés.

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Limiter les heures à prix négatifs pour économiser

Et le rythme est plutôt à une augmentation de la CSPE même si le mode de rémunération et son montant essaient de les faire baisser. C’est parce que les volumes ENR augmentent. En 2025 : 75 térawattheures (TWh) sous appel d’offres ou obligation d’achat, 89 TWh en 2026 et 98,7 TWh en 2027. En deux ans, 24 TWh supplémentaires seraient soutenus par l’État.

Le biométhane se met, lui aussi, à augmenter ses charges. +263 millions d’euros en 2027 avec des prix du gaz en baisse et des volumes de biométhane en hausse. Des économies de CSPE pourraient venir, selon la CRE, des épisodes de prix négatifs à moins compenser. Obliger d’arrêter leur production lorsque les prix de marché sont négatifs permettrait d’économiser 100 millions d’euros par an. Comme les 26 avril et 1ᵉʳ mai 2026 où les prix spot ont atteint -500 €/MWh sur certaines heures et où l’État aurait perdu 40 millions d’euros.

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