Recouvrant les lacs d’une ancienne carrière, la future centrale solaire flottante de Perthes (Haute-Marne) sera la plus grande de ce genre en France. Elle doit produire environ 70 GWh chaque année, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 26.000 ménages.

Sur les toits, les façades d’immeubles, dans les champs, les plaines, en ville, en haute montagne, en pleine mer ou sur les plans d’eau artificiels : les panneaux solaires s’adaptent à n’importe quel support. Ils peuvent ainsi recouvrir des surfaces inexploitées pour produire de l’électricité décarbonée. En France, la future plus grande centrale photovoltaïque flottante du pays occupera les mares d’une ancienne carrière de granulats.

Mise en service en 2023

Situé à Perthes en Haute-Marne, le site sera composé de 120 000 modules répartis sur 127 hectares (1,27 km²). Il disposera d’une puissance installée de 65,5 MWc pour une production estimée à environ 70 GWh annuels, soit la consommation annuelle de 26.000 ménages selon Renewable Energy Systems (RES).

L’énergéticien britannique va investir près de 50 millions d’euros dans le projet, qui vient de décrocher son permis de construire. La mise en service est prévue pour la fin 2023.

Le solaire flottant : 10 à 22 GWc de potentiel en France

En parallèle, RES annonce développer plus de 200 MW de centrales solaires flottantes en France, sur un potentiel officieusement estimé entre 10 et 22 GWc. Les plans d’eaux sont donc convoités, particulièrement les étendues artificielles qui présentent souvent l’avantage de n’avoir aucun conflit d’usage. Malgré le léger surcoût du photovoltaïque flottant, plusieurs acteurs tels qu’EDF Renouvelables et Akuo Energy s’y intéressent.