La ville de Valence, dans le sud-est de l’Espagne, projette de couvrir ses cimetières de quelque 7 000 panneaux solaires. « Ce sera la plus grande centrale photovoltaïque publique d’Espagne », a déclaré dans un tweet Joan Ribo, le maire.

L’objectif du projet baptisé Requiem in Power (RIP) est d’installer environ 2,8 MW de modules photovoltaïques sur les cryptes et autres sépultures hors sol des cimetières publics.

Troisième ville la plus peuplée du pays, Valence est caractérisée par un climat méditerranéen semi-aride. Avec une moyenne de 2 697 heures d’ensoleillement par an, l’exploitation de l’énergie solaire s’imposait donc dans cette grande cité qui ne dispose toutefois pas de vastes espaces disponibles pour l’installation de panneaux. L’électricité produite devra permettre à la municipalité de réduire sa facture d’énergie

Bien que la ville soit propriétaire de ses cimetières et qu’elle les entretienne à ses frais, le maire a demandé par courtoisie l’accord de l’archevêque de Valence, monseigneur Antonio Canizares, lequel a donné sa « bénédiction » au projet, ont rapporté les médias espagnols.

La pose des panneaux devrait déjà commencer dans les prochains mois pour se terminer avant la fin de l’année. Les services de la mairie identifient actuellement les mausolées et bâtiments funéraires qui pourraient être recouverts par les modules photovoltaïques. Il semblerait donc que les édiles de Valence ne comptent pas placer des ombrières solaires au-dessus des tombes, contrairement à ceux de la commune de Saint-Joachim, en Loire-Atlantique, qui projettent quant à eux de couvrir de panneaux les ¾ de la surface de leur cimetière.

En Espagne, Valence ne fait pas figure de pionnière en la matière, puisqu’en 2008 déjà, la petite ville surpeuplée de Santa Coloma de Gramenet, située dans la région de Barcelone, avait fait la une de la BBC en annonçant son initiative d’installer des panneaux solaires au-dessus de ses sépultures.