Le premier parc éolien offshore de France entrera en service fin 2022 et plusieurs autres seront lancés les années suivantes. Pour assurer leur maintenance, certains sites cherchent déjà à recruter des techniciens. Problème : il n’y en a pas assez, le métier étant contraignant et les formations peu répandues.

Vous n’êtes pas sujet au vertige et ne craignez pas les petits espaces ? Travailler tout un mois loin de chez vous dont deux semaines en mer ne vous fait pas peur ? Vous avez certainement le profil pour devenir technicien de maintenance de parcs éoliens offshore. Le métier est aventureux et c’est probablement une des raisons qui explique les difficultés à recruter.

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Une centaine de techniciens formés chaque année

Le salaire, entre 1 600 et 1 800 euros nets en début de carrière, n’est pas non plus parmi les plus motivants. Enfin, seule une dizaine de lycées professionnels en France propose la récente formation au BTS « maintenance des systèmes éoliens ». Les diplômés qui souhaitent se spécialiser dans l’éolien en mer devront ensuite passer une série d’habilitations supplémentaires. Résultat : une centaine de techniciens sont formés chaque année, alors que la demande s’élèverait à environ 200 personnes par an, explique Mer et Marine.

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80 techniciens demandés pour un seul parc éolien

À lui seul, le futur parc éolien en mer de Saint Brieuc nécessitera le recrutement d’environ 80 agents de maintenance. Le site dispose d’un peu plus d’un an pour trouver les techniciens qui assureront le bon fonctionnement des 62 turbines. Ces derniers pourront être mobilisés sur le parc aussi bien à la journée que sur des périodes plus longues. Certains devront passer 14 jours à bord d’un bateau spécifique faisant office de base technique et d’hôtel.

Des cursus supplémentaires bientôt lancés

Pour satisfaire la demande en techniciens spécialisés dans l’éolien en mer, des cursus de formation supplémentaires seront bientôt lancés en Bretagne. Le premier doit préparer les futurs agents chargés de la maintenance des parties basses des éoliennes : nettoyage des jackets, contrôle des systèmes de navigation, des soudures et anodes sacrificielles. Le second, plus long, formera les techniciens appelés à entretenir pales et nacelles.

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