Que faire des ceps de vigne arrachés en fin de saison ? Voilà la question à laquelle la jeune entreprise Vinea Énergie a voulu répondre en les récupérant pour produire de l’énergie.

3 À 5 % des ceps de vigne arrachés chaque année 

Dans le cadre de l’entretien de leurs parcelles, les vignerons arrachent régulièrement des ceps de vigne, parce qu’ils sont malades ou simplement trop vieux.

Bien souvent, ils sont brûlés, ce qui pose un problème du point de vue environnemental quand on sait qu’un hectare brûlé correspond à la production de 18 tonnes de CO2 relâchées dans l’atmosphère.

C’est en partant du constat que 3 à 5 % des ceps de vigne étaient arrachés chaque année que la société Vinea Énergie a voulu réfléchir à la valorisation de ces déchets.

Lire aussi : Bois énergie : des arbres dépérissant en bord de route vont chauffer 500 habitations

Une passerelle entre le monde viticole et les énergies renouvelables 

Créée en 2020, la start-up a pour ambition d’établir une véritable passerelle entre le monde viticole et celui des énergies renouvelables, selon ses propres termes.

En pratique, Vinea Énergie propose aux vignerons situés dans la région Nouvelle-Aquitaine de venir récupérer gratuitement les ceps de vignes issus de l’arrachage.

Ces déchets sont ensuite dirigés par camion vers une des plateformes situées en Gironde. La marchandise est alors triée et réduite à la taille souhaitée pour se transformer en biocombustibles.

Lire aussi : Marc de café ou litière de cheval : des déchets valorisés en biocombustibles

5 373 tonnes de ceps ramassés depuis sa création 

Ces combustibles sont revendus sur le territoire pour produire de l’énergie sous forme de pellets ou d’agro-pellets. L’entreprise propose également à la vente du paillage organique issu de la biomasse ainsi récoltée.

Sur son site internet, Vinea Énergie indique avoir ramassé 5 373 tonnes de ceps de vigne permettant de produire 29 881 MWh et d’éviter ainsi l’émission de 4 739 tonnes de CO2.

Selon la cofondatrice et directrice générale de l’entreprise, Alice Shaw, ce modèle a pour but de se développer sur d’autres territoires prochainement.

Lire aussi : Pyrénées-Orientales : début des vendanges pour le premier vin agrivoltaïque au monde

Lire aussi : Tout savoir sur le granulé de bois, le combustible en vogue