
Menaces majeures du XXIᵉ siècle, les cyberattaques n’épargnent pas les infrastructures énergétiques, qui sont souvent d’une grande importance pour la stabilité d’un pays. En Asie, l’Inde a échappé au pire après le piratage de sa plus grande centrale nucléaire. Heureusement, les conséquences sont finalement minimes.
Le 29 mai dernier, Yotta, un prestataire indien de services de centre de données, détecte une activité suspecte sur l’un de ses serveurs. L’événement, banal d’apparence, est vraisemblablement le point de départ d’une fuite massive de données de la centrale nucléaire indienne Kudankulam.
Cette fuite de données aurait été causée par World Leaks, un groupe de ransomware qui a l’habitude de pirater les données de grandes organisations mondiales, et d’exiger une rançon sous peine de publier les données piratées sur leur site internet. Ici, c’est ce qui s’est passé le 11 juin, quand 19 000 fichiers datant de 2016 à mi-2025 se sont retrouvés sur le dark web, accessible à tous.
Heureusement, selon la Nuclear Power Corporation of India Limited, les données fuitées ne concerneraient que les installations conventionnelles du site. Néanmoins, la fuite aurait tout de même révélé des plans de systèmes de ventilation, des compte-rendus de réunion, d’inspections ou des rapports d’évaluation.
À lire aussiIls piratent un barrage et parviennent à ouvrir une vanne à distanceCe n’est pas la première fois que la centrale nucléaire indienne est la cible de cyberattaques. En 2019, des hackers nord-coréens étaient parvenus à introduire un logiciel malveillant. Ce piratage n’avait eu aucune conséquence sur la centrale. Néanmoins ce type d’attaques pourrait se multiplier dans les années à venir, en particulier du fait d’un système énergétique toujours plus connecté.
D’ailleurs, en juillet 2026, une centrale électrique britannique a également fait l’objet d’une attaque, cette fois de pirates iraniens. L’incident n’a eu aucun impact sur le réseau électrique du pays, mais a provoqué son arrêt pendant près de quatre jours. L’année dernière, en Norvège, c’est une centrale hydroélectrique qui avait subi le même sort.
Pour faire face à ces attaques, EDF dispose d’un service dédié, appelé Computer Security Incident Response Team, qui s’occupe de tous les incidents de sécurité du groupe et se tient informé des potentielles menaces.
La suite de votre contenu après cette annonce
Notre Newsletter
Ne ratez plus les dernières actualités énergetiques
S'inscrire gratuitement

La plus grande centrale nucléaire indienne a été piratée
Nucléaire15 septembre 2026
Annonce partenaire
Annonce partenaire
Annonce partenaire
Annonce partenaire
Annonce partenaire