AccueilNucléaireLe premier réacteur nucléaire de Turquie se rapproche de la mise en service

Le premier réacteur nucléaire de Turquie se rapproche de la mise en service

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 20 octobre 2026
Essais sur le réacteur n°1 de la centrale d'Akkuyu / Image : Rosatom.

La Turquie est en passe de rejoindre le club de moins en moins fermé des pays qui disposent de l’énergie nucléaire dans le mix électrique. Le premier réacteur du pays, entièrement construit et financé par le russe Rosatom, vient de réussir des tests importants avant sa mise en service. 

Voilà soixante ans que la Turquie veut construire un réacteur nucléaire sur le site d’Akkuyu, et ce projet de très longue haleine prend enfin forme. Le réacteur nᵒ 1 de la centrale vient de franchir une nouvelle étape cruciale en vue de sa mise en service.

Depuis juin, après le chargement de combustible factice, des tests hydrauliques ont été menés pour vérifier l’étanchéité du circuit primaire. Pour cela, les équipes de Rosatom ont fait circuler de l’eau déminéralisée dans le circuit à une pression de 24,5 MPa, contre 16 MPa en fonctionnement normal. Outre la vérification de l’étanchéité du circuit primaire, cette étape permet de tester les différents composants du circuit et de nettoyer les tuyaux principaux.

Grâce au succès de cette opération, des tests fonctionnels à chaud vont désormais être effectués, à une température d’au moins 260 °C. Ensuite, le combustible nucléaire sera chargé avant le lancement du processus de mise en service.

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Une centrale nucléaire qui appartient entièrement à la Russie

À terme, la centrale d’Akkuya doit produire l’équivalent de 10 % des besoins turcs en électricité, avec une production annuelle estimée à 35 TWh. Néanmoins, la contrepartie est énorme : une perte importante d’indépendance. En effet, la construction des quatre réacteurs a été confiée à Rosatom, mais pas seulement. L’entreprise d’État russe a financé la construction et aura la charge de l’exploitation du site. Pour aller encore plus loin, Rosatom est même détentrice de la centrale.

Cette situation condamne la Turquie à une bonne entente avec la Russie. Compte tenu de la situation géopolitique actuelle, la Turquie a tout de même décidé d’aborder son projet de deuxième centrale nucléaire autrement, et vise une coopération tripartite entre la Turquie, les États-Unis et la Corée du Sud.

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