
L’enquête publique concernant le futur raccordement du parc éolien Bretagne Sud vient d’ouvrir. L’occasion pour l’opposition d’afficher clairement ses ambitions : faire annuler le projet pour préserver paysage, environnement et économie locale.
Si les nouvelles sont rares, concernant le parc éolien Bretagne Sud de 250 MW, son raccordement, lui, avance. Porté par RTE, le projet fait actuellement l’objet d’une enquête publique qui court jusqu’au 28 septembre. Elle doit permettre à la population locale d’en apprendre plus sur les détails du projet, et de donner son avis sur le sujet.
Nécessitant un investissement de 1,6 milliard d’euros, le raccordement sera utilisé à la fois pour le projet de 250 MW issu de l’AO5, mais également pour le parc voisin de 500 MW, actuellement en cours d’attribution via l’AO10. Le poste électrique en mer, d’une hauteur de 60 mètres, sera situé à 29 km de l’île de Groix, et à 23 km de Belle-Île. L’acheminement de l’électricité se fera ensuite via 36 km de câble sous-marins pour rejoindre Erdeven, avant d’atteindre la sous-station de Pluvigner, entre Vannes et Lorient.
À lire aussiÉolien flottant : pourquoi le futur parc Bretagne Sud est un énorme défiBien que les contours des deux parcs soient encore flous, l’opposition continue de s’organiser et une demi-douzaine d’associations ont pris le sujet à bras le corps pour tenter de faire annuler les deux parcs.
À l’occasion de l’ouverture de l’enquête publique, elles ont publié un appel commun à participer à cette enquête avec un mot d’ordre clair : dire non au raccordement pour faire annuler les deux projets qui en dépendent. Les associations en questions militent contre la destruction de paysages emblématiques, l’empiètement du raccordement sur le patrimoine mégalithique, l’industrialisation de la mer et les menaces que le parc représente pour la pêche et l’économie touristique.
D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, le parc de Saint-Brieuc avait également fait face à une vive opposition qui avait perturbé le déroulement du chantier. Il aura fallu une décision du Conseil d’État pour freiner cette opposition, même si les inquiétudes des pêcheurs subsistent.
La mise en service du parc de 250 MW est prévue pour 2032, tandis que le parc de 500 MW devrait produire ses premiers électrons en 2033 ou 2034.
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