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Sécheresse et méduses : la puissance nucléaire française réduite de 20%

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 13 août 2026
Centrale nucléaire de Gravelines. // Crédits : Ralf Bächle pour Wikipedia / Modifiée par IA

C’est une première en France : 13 réacteurs sont arrêtés ou ralentis en simultané pour des raisons environnementales. Outre la sécheresse et les fortes chaleurs, plusieurs tonnes de méduses ont bloqué le système de refroidissement de la centrale de Gravelines.

Malgré un discours qui se veut rassurant, EDF vit un été plutôt mouvementé. Entre sécheresse et fortes chaleurs, le parc nucléaire est mis à rude épreuve. La situation est telle qu’un nouveau record vient d’être battu avec 20,4% de la puissance nucléaire totale en indisponibilité pour des raisons environnementales. Le pic d’indisponibilité a eu lieu mardi 12 août dans la matinée. On comptait alors 8 réacteurs totalement arrêtés, et 5 réacteurs fonctionnant à une puissance limitée. Autrement dit, le fonctionnement de 13 réacteurs a été impacté en simultané pour des raisons environnementales. Le précédent record avait été établi un peu plus tôt dans l’année, pendant la nuit du 14 au 15 juillet.

Cette situation est en grande partie dûe aux fortes chaleurs, et aux contraintes environnementales qui encadrent l’utilisation et les rejets d’eau dans les rivières françaises. La baisse des débits des cours d’eau et la hausse de leur température peut entraîner la réduction du fonctionnement de certains réacteurs nucléaires pour préserver l’environnement local et la biodiversité.

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Les méduses se mêlent à la partie

À ce tableau peu engageant vient de s’ajouter un afflux massif de méduses dans les stations de pompage d’eau de mer de la centrale de Gravelines, dans le Nord. Lundi, la situation était telle qu’EDF a dû arrêter 3 des 6 réacteurs de la centrale, tout en réduisant de 50% la puissance d’un quatrième réacteur.

À quelques jours près, la plus grande centrale d’Europe occidentale avait été confrontée à la même situation l’année dernière. À l’époque, quatre réacteurs avaient été automatiquement arrêtés. La centrale avait retrouvé un fonctionnement normal au bout d’une dizaine de jours.

Si le phénomène n’est pas nouveau, la hausse de température des océans favorise la prolifération des méduses, ce qui laisse penser que ce type d’évènement pourrait se reproduire plus souvent dans les années à venir.

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