AccueilÉolienUn raz-de-marée d'éoliennes en mer à prévoir : la France va lancer 10 GW d'appels d'offres

Un raz-de-marée d'éoliennes en mer à prévoir : la France va lancer 10 GW d'appels d'offres

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Par Hector PIETRANIPublié le 3 avril 2026
Le parc éolien de Fécamp / Image : EOHF.

L’équivalent de trois réacteurs nucléaires en éolien offshore rien qu’à Fécamp. Le gouvernement veut aller vite sur les appels d’offres (AO) renouvelables avec des priorités notamment sur le repowering éolien terrestre et le segment de l’autoconsommation photovoltaïque. Révolution Énergétique fait le point sur ces futurs appels d’offres à venir.

Les appels d’offres renouvelables étaient attendus depuis la sortie de la troisième programmation plurianuelle de l’énergie (PPE3), ce document phare qui fixe, filière par filière, les objectifs de déploiement de moyens de production d’énergie. Le gouvernement a ainsi dévoilé une vague d’appels d’offres pour accélérer le développement des énergies renouvelables, et l’éolien en mer s’en tire bien.

La PPE3 lui fixe des objectifs ambitieux : 15 GW d’éolien en mer d’ici 2035 puis 45 GW à l’horizon 2050, soit 20 % des besoins électriques du pays. Si 2 gigawatts (GW) d’éolien offshore sont déjà en service, et 5,6 GW en développement ou construction, c’est un raz-de-marée qui est annoncé. L’État va mettre en concurrence dix nouveaux parcs éoliens en mer, fusionner les AO9 et 10 pour une capacité totale d’environ 10 GW.

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La puissance d’une centrale nucléaire au large de Fécamp

Ces projets seront répartis sur les façades maritimes françaises : trois fois 1350 MW au large de Fécamp (Seine‑Maritime), deux en Bretagne (1200 et 500 MW), quatre en Méditerranée (3,2 GW) et un près de l’île d’Oléron (Charente‑Maritime, 1200 MW). La moitié des capacités sera en éolien posé, technologie classique, et l’autre moitié en éolien flottant pour des zones plus profondes.

Alors que la PPE3 prévoit une clause de revoyure, sur fond de présidentielles, le gouvernement veut aller vite et dévoiler des lauréats fin 2026 ou début 2027. Pour la première fois, le cahier des charges introduit des critères de « résilience d’approvisionnement » pour favoriser des chaînes d’approvisionnement européennes. Tarif final cible : 100 euros le mégawattheure, ce qui est plutôt élevé.

Pour l’éolien terrestre, deux appels d’offres en 2026 viseront 800 MW avec une priorité donnée au repowering, qui consiste à renouveler les parcs existants avec des machines plus puissantes, et facilité pour les nouveaux parcs terrestres avec moins systématiquement une étude d’autorisation environnementale.

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Le solaire fait grise mine

Le photovoltaïque est en quelque sorte le perdant, avec 925 MWc de parcs au sol visés en 2026. Le gouvernement cherche à favoriser l’autoconsommation et les appels d’offres intégreront, comme les éoliennes, des critères de compétitivité et d’origine des composants pour soutenir l’industrie européenne.

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