A l’avant-garde de la transition énergétique aux État-Unis, la Californie s’est dotée d’une nouvelle loi qui prescrit l’installation de panneaux solaires sur tous les nouveaux logements

Certaines villes californiennes comme San Francisco (en 2017) ou Lancaster et Sebastopol (en 2013) avaient déjà voté une réglementation rendant obligatoire le placement de panneaux solaires sur les nouveaux immeubles résidentiels ou commerciaux ne dépassant pas 10 étages. Il y a quelques jours la Californie est  devenue le premier Etat américain imposant, sur l’ensemble de son territoire, l’installation de panneaux solaires sur les toitures des nouveaux bâtiments. La mesure ne concernera dans un premier temps que les immeubles résidentiels et entrera en vigueur le 1er janvier 2020. Les bâtiments peu exposés au soleil pourront toutefois être exemptés.

Selon la Commission californienne de l’énergie qui a voté cette décision à l’unanimité, l’objectif est de « réduire de 50% la consommation énergétique dans les nouveaux logements ». La mesure entraînera vraisemblablement une augmentation du coût total des constructions mais permettra de réduire de 80 euros le budget moyen consacré mensuellement par les ménages à leurs dépenses énergétiques. Sur la durée, les familles californiennes pourront  faire de sérieuses économies.

Sous l’impulsion de son gouverneur, Jerry Brown, la Californie est depuis plusieurs années à l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique et pour le développement des énergies renouvelables. Elle s’oppose ainsi frontalement aux politiques menées par Donald Trump et son administration qui visent, au contraire, à réduire tous les efforts entrepris dans ce domaine et à abolir les réglementations favorables à l’environnement. On se rappelle notamment qu’au lendemain de la décision prise par Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris sur le changement climatique, Jerry Brown avait lancé un signal fort en se rendant en Chine pour discuter de mesures environnementales  avec les responsables chinois et rassurer la communauté internationale.

Une loi française

En France, on se souvient d’une loi semblable votée par le parlement en 2015. Mais, dans l’hexagone, elle ne s’applique qu’à la construction de nouveaux bâtiments dans les zones commerciales. Les toits de ceux-ci doivent être au moins partiellement recouverts de panneaux solaires ou de « verdure ». Contrairement aux installations photovoltaïques, les toits verts ne produisent pas d’énergie mais jouent un rôle isolant, tant contre le froid que contre la chaleur. Ils contribuent également à réduire la pollution et à minimiser le ruissellement lors des fortes pluies.

Depuis 2009, Toronto au Canada dispose aussi d’une réglementation imposant des toits verts sur les nouvelles constructions. Des études ont démontré que la mesure permet de réduire en été les températures à l’intérieur des immeubles et d’économiser des centaines de millions de dollars en coûts énergétiques.

 

 

 

 

 

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