La guerre en Ukraine a au moins une conséquence positive. Pour réduire la dépendance de l’Europe au gaz et au pétrole russe, tous les regards se tournent vers les énergies renouvelables.

Le vent, le soleil, l’eau et la biomasse sont en effet les seules énergies primaires mobilisables à court ou moyen terme dans l’Union européenne pour remplacer les importations d’énergies fossiles de Russie. Les opérateurs économiques et financiers l’ont bien compris.

Ainsi, à la bourse de Francfort, les actions des grandes entreprises actives dans ce secteur crèvent le plafond. Depuis le début de la guerre, l’action de JinkoSolar, l’un des plus importants fabricants mondiaux de modules photovoltaïque a bondi de 35% et celle de SunPower s’est envolée de 19% en une seule séance. La valeur des titres du fabricant d’onduleurs SMA a augmenté de près de 15% et SolarEdge, un des leaders mondiaux de la gestion intelligente de l’énergie solaire a battu tous les records en prenant 40%. Orsted, le spécialiste danois des parcs éoliens offshore a gonflé de 30% et son concurrent Siemens Energy de 6%.

Même Nordex, le fabricant allemand d’éoliennes, dont la santé financière suscitait quelques inquiétudes sur les marchés ces derniers temps, a repris du poil de la bête en affichant une hausse de 9%. Le fabricant de biocarburants Verbio et le planificateur Energiekontor figuraient également parmi les gagnants.

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L’alternative pour compenser les pénuries

Selon les analystes de Bloomberg Intelligence (BI), les énergies renouvelables seraient l’alternative la plus « praticable » pour compenser les pénuries de gaz et de pétrole et limiter l’exposition à la hausse des prix de ces ressources. Selon eux, le grand atout de l’éolien et du solaire est la durée de développement des projets, plus courte que celle d’autres sources d’énergie non carbonée. «Par exemple, un nouveau projet solaire entamé au premier trimestre peut être achevé avant l’hiver prochain», indiquent-ils. «En comparaison, les alternatives dans le nucléaire et l’hydrogène pourraient prendre plus de cinq ans pour arriver sur le
marché».

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