Menacés par l’État faute d’accord sur le tarif de rachat de l’électricité, les six premiers parcs éoliens offshores français ont finalement été confirmés par Emmanuel Macron. Le président de la république a négocié une baisse de subvention qui permet d’économiser 15 milliards d’euros d’argent public sur 20 ans.

Les six grands parcs éoliens prévus d’être érigés au large des côtes normandes et bretonnes produiront l’équivalent de deux réacteurs nucléaires EPR. Plus de 400 mâts d’une puissance totale de 3000 mégawatts devraient voir le jour entre 2021 et 2024. Lancé par le précédent gouvernement, le projet colossal devait recevoir un soutien financier public compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure (MWh). Un tarif aujourd’hui jugé trop élevé, le coût de l’électricité éolienne offshore ayant chuté ces dernières années autour de 100 euros par MWh.

40% de subvention publique en moins

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Emmanuel Macron a donc négocié pour arriver à un tarif de rachat de 150 euros le MWh, relayé sur twitter par son ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot. Sans compromettre la réalisation des parcs éoliens offshore, cette renégociation permet « de diminuer de 40% la subvention publique […] et d’avoir une ajustement de 30% » à la baisse des tarifs de rachat par EDF selon le chef de l’État. « On va économiser sur la période 15 milliards d’euros d’argent public pour les mêmes projets, la même ambition » explique Emmanuel Macron.

15.000 emplois crées

Les six parc éoliens développeront une puissance d’environ 500 mégawatts chacun. EDF Énergies Nouvelles et ses partenaires en réaliseront trois : le premier, à Saint-Nazaire, doit voir le jour en 2021 avant celui de Fécamp en 2022 et Courseuilles-sur-Mer en 2023. Au large du Tréport et des îles d’Yeu et de Noirmoutier, Engie et ses associés ont prévu de brancher deux parcs en 2023 et 2024. Enfin l’espagnol Iberdrola mettra en service en 2023 un parc au large de Saint-Brieuc. Si l’installation de ces parcs offshores géants devrait créer environ 15.000 emplois, la construction des éoliennes ne bénéficiera pas aux industriels français. En effet, les turbines d’EDF et Engie seront produites par General Electric et Siemens-Gamesa.

Le projet, qui doit encore faire face à quelques oppositions de pêcheurs et d’ordre esthétique, pourrait représenter près de 10% de la production électrique nationale en 2030.