Une étude, réalisée par l’Agence de la transition écologique (Ademe), démontre que la Corse et les départements français d’outre-mer peuvent assurer leurs besoins en électricité grâce aux seules énergies renouvelables.

Dans les îles et les zones faiblement interconnectées, l’électricité est souvent générée à partir de produits pétroliers importés. Fortement carbonée, cette énergie est aussi beaucoup plus chère à produire que dans la métropole.
Le développement des énergies renouvelables disponibles localement et dont les coûts sont aujourd’hui bien inférieurs, peuvent dès lors représenter une opportunité.
Mais les potentiels sont-ils suffisants, et comment les intégrer dans les réseaux de ces territoires isolés ? C’est ce qu’a cherché à savoir l’Ademe. Ce 26 janvier, l’Agence a présenté les conclusions d’une étude qu’elle a menée sur la question.
A travers une analyse comparative de cinq scenarii d’actions possibles, elle a évalué la faisabilité́ d’un objectif d’autonomie énergétique pour ces régions, en privilégiant le passage à un mix énergétique basé à 100% sur les énergies renouvelables.

 

« Les résultats de l’étude sont très encourageants pour la transition énergétique de ces territoires, tant du point de vue économique qu’environnemental », conclut l’Agence, « car ils montrent que l’autonomie énergétique et le mix très majoritairement renouvelable y sont possibles dans un horizon post 2035, moyennant un recours significatif aux capacités de stockage ».

En raison du rythme élevé de déploiement des filières renouvelables que cette transition implique, l’Angence indique que l’objectif pourrait difficilement être réalisable d’ici 2030.
Elle précise aussi que l’augmentation du taux des renouvelables dans les mix énergétiques s’accompagnera d’une baisse des coûts de l’énergie et que des études de cas d’incidents « significatifs » ont montré que les réseaux devraient rester stables.