Fabriquée et commercialisée par la société suédoise InnoVentum, cette « girafe » est pourvue d’une petite éolienne et de 24 panneaux photovoltaïques. Capable de produire entre 10.000 et 20.000 kWh par an, elle peut aussi abriter un car-port, une borne de charge pour véhicule électrique, un abri vélo ou un espace de jeu.

Installée sur une place publique par exemple, elle ne laisse personne indifférent. C’est aussi en quelque sorte une œuvre d’art puisqu’elle a été imaginée par le célèbre architecte Santiago Calatrava qui a conçu de nombreux édifices emblématiques comme la Cité des Arts et des Sciences de Valence, les gares TGV de Lyon, Liège et Lisbonne, le complexe olympique d’Athènes ou l’aéroport de Bilbao.

Sigvald Harryson, le fondateur d’Innoventum insiste sur les aspects propres et durables de cette petite centrale hybride. « Outre la production exclusive d’électricité verte par le vent et le soleil, la structure portante de la Girafe ne contient que du bois certifié durable et de l’acier recyclé », nous confie-t-il. Avantage du bois : il absorbe les vibrations et réduit le bruit engendré par la petite turbine. « De plus, la quantité de bois utilisée a déjà absorbé 5 tonnes de CO2 pendant la croissance des arbres. En comparaison, un carport en acier ou en aluminium avec des fondations en béton génère environ 10 tonnes d’émissions de CO2 avant même d’être installé », précise notre interlocuteur qui ajoute que la structure a une durée de vie de plus de 50 ans.

Deux fois le tour de la terre en véhicule électrique

Autre atout de cette mini-centrale : son autonomie et la possibilité qu’elle offre de recharger un véhicule électrique dans des endroits où il n’y a pas de réseau de distribution, ou que celui-ci n’est pas suffisamment puissant.

 

Grâce à la double courbure de son toit, la girafe comporte 40 m2 de modules photovoltaïques pour seulement 20 m2 de surface au sol. « La combinaison de l’éolienne et des panneaux solaires orientés dans différentes directions permet une production d’électricité relativement continue tout au long de la journée et de la nuit », explique Sigvald Harryson. La puissance nominale de l’installation photovoltaïque est de 6 kWc et celle de l’éolienne de 3,5 kW pour une vitesse de vent de 12 m/s.

En fonction du potentiel solaire et éolien du site d’implantation, Innoventum annonce une production pouvant varier de 10.000 à 20.000 kWh par an. « De quoi faire environ deux fois le tour de la terre en véhicule électrique et de parcourir en moyenne 225 km par jour » précise Sigvald Harryson. Faites les calculs … cela paraît correct … à condition de prévoir un stockage de l’électricité produite, qui ne semble toutefois pas compris dans l’offre.

Cela s’installe comme un jeu d’enfant

A l’instar de cette autre entreprise suédoise célèbre pour avoir popularisé la vente de meubles en kit, Innoventum fournit le matériel mais laisse le soin à l’acquéreur de s’occuper du montage. « Cela s’installe comme un jeu d’enfant » estime Sigvald Harryson. Pour le prix annoncé de 55.000 €, la fourniture comprend aussi les fondations (des piquets métalliques en forme d’hélice vissés dans le sol) ainsi que l’électronique pour le pilotage, le monitoring et le raccordement au réseau. La borne de charge n’est pas fournie, le fabricant laissant au futur propriétaire le choix de l’utilisation qu’il compte donner à la girafe.

Une œuvre d’art

Si le coût semble à priori assez dissuasif, InnoVentum précise que ses composants étant certifiés, l’installation est éligible à l’obtention de primes, subsides ou autres aides gouvernementales, lorsqu’elles existent.

La société prétend avoir séduit 55 clients dans 12 pays à travers le monde. Mais avant de verser cette petite centrale électrique dans la catégorie des technologies vertes les plus foireuses, avec l’arbre à vent et la route solaire, pensez qu’il s’agit ici aussi d’une « œuvre d’art » imaginée par l’un des architectes les plus célèbres de la planète. LOL …