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Nouveau DPE : 300 000 logements ne seront plus des passoires thermiques, mais ce n’est pas une bonne nouvelle

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 2 septembre 2026
Photomontage RE.

En pleine électrification de la politique énergétique française, le DPE évolue encore pour favoriser l’électricité par rapport au gaz ou au fioul. Mais si c’est une bonne nouvelle d’un point de vue environnemental, ça l’est beaucoup moins pour les locataires. 

Indispensable pour caractériser les dépenses en chauffage et l’impact environnemental d’un logement, le DPE est loin d’être un outil parfait. L’État tente donc régulièrement de le faire évoluer pour protéger les locataires et faire baisser l’impact environnemental du chauffage en France, sans pour autant léser les propriétaires.

Dernière modification en date, le gouvernement vient de publier au Journal officiel la baisse du coefficient de conversion de l’électricité. À partir du 1ᵉʳ janvier 2027, celui-ci passera de 1,9 à 1,7. Cela signifie qu’on considère désormais qu’il faut 1,7 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’électricité. Cette modification aura pour effet de sortir 300 000 logements du statut de passoire énergétique (logements avec une étiquette F ou G). Il avait déjà baissé en janvier 2026, passant de 2,3 à 1,9.

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Une mauvaise nouvelle pour les locataires ?

La modification du DPE intervient pendant que le projet de loi « Relance et décentralisation du logement » est étudié au parlement. Celui-ci prévoit la possibilité de louer un logement classé G sous réserve d’un engagement du propriétaire pour la rénovation du bien. Ces deux nouvelles devraient soulager les propriétaires de biens locatifs et réduire les tensions sur le marché de la location.

Pour autant, il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle pour les locataires, car si le chauffage électrique à résistance a un vrai intérêt écologique, en particulier en France, son coût est généralement plus élevé que celui de solutions comme le gaz. De ce fait, des logements anciennement classés F seront désormais classés E, mais la facture du locataire ne changera pas. De plus, ces locataires ne seront plus protégés par le gel des loyers, qui s’applique aux logements classés F ou G.

Cette nouvelle participe à amoindrir la lisibilité du DPE sur le marché de l’achat comme de la location.

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