
Démarré seulement un mois après l’installation de sa première turbine, le parc éolien offshore Dieppe-Le Tréport est toujours en lice pour une mise en service complète avant la fin de l’année 2026. Il devrait devenir le cinquième parc éolien offshore français de taille commerciale, en rejoignant Saint-Nazaire, Fécamp, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier.
Tout s’accélère, au large de Dieppe, pour espérer une mise en service du parc éolien Dieppe-Le Tréport avant la fin de l’année. Le navire spécialisé Vole au vent s’affaire à installer les 62 turbines de 8 MW depuis le 11 juin dernier, et les premières turbines ont déjà commencé à injecter du courant depuis juillet. Pour rendre cette opération possible, RTE a terminé le raccordement du parc en un temps record, avec un début de préparation en janvier 2024 pour une livraison définitive en avril dernier après les derniers essais haute-tension. Entre-temps, la sous-station fabriquée à Saint-Nazaire a été mise en place en juillet 2025.
Le parc éolien de Dieppe-Le Tréport a la particularité d’injecter son électricité en 225 kV sur le réseau électrique français via la centrale nucléaire de Penly. En effet, la sous-station en mer est raccordée au poste électrique de Grande-Sole, où la tension est portée de 225 à 400 kV, avant d’être transportée vers la centrale nucléaire via une ligne souterraine de 400 kV et de 600 mètres de long.
À lire aussiÉolien offshore : le gigantesque défi qui attend RTELe développement et le déploiement du parc éolien de Dieppe ont fait l’objet d’une attention toute particulière d’un point de vue environnemental, car près d’un tiers de sa superficie se situe dans le périmètre du parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale, et à proximité de plusieurs zones Natura 2000.
En conséquence, le battage des pieux de fondation, une opération générant d’importantes nuisances sonores, a notamment dû être interrompu de février à mai, cette période étant la plus sensible pour des animaux comme le marsouin commun ou le phoque gris. En parallèle, les anodes sacrificielles anticorrosion des fondations métalliques ont dû être remplacées par les anodes à courant imposé, pour éviter le relargage d’éléments métalliques dans le milieu marin. Enfin, c’est peut-être la mesure la plus visible : chaque éolienne a dû être rehaussée de 15 mètres pour réduire le nombre théorique de collisions des oiseaux ou des chauves-souris.
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