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Ces 100 territoires où l'Etat veut tester l'hyper-électrification

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Par Hugo LARAPublié le 3 juillet 2026
Une pompe à chaleur sur une façade à Strasbourg / Image : RE.

Pompe à chaleur, bornes de recharge, engins agricoles zéro émission : le gouvernement doit sélectionner 100 collectivités pilotes où la faisabilité d’une transition complète des énergies fossiles vers l’électricité sera testée. Mais alors que l’échéance initiale est passée, aucune zone n’a encore été dévoilée et le financement de l’initiative est toujours flou.

Crise après crise, l’électrification massive des usages démontre son importance. Pour y parvenir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a signé le 12 mai une circulaire demandant aux préfets d’identifier des territoires ou l’hyper-électrification pourrait être expérimentée. Tous les départements sont concernés, y compris en outre-mer. Objectif : prouver qu’une France sans gaz ni pétrole est réalisable dès maintenant. La liste devait être dévoilée fin juin, mais elle n’a toujours pas été publiée à ce jour.

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Décarboner le transport et le chauffage

Les collectivités candidates doivent présenter des objectifs précis sur les volets du programme : électrification des transports routiers, sortie du fioul domestique et abandon du gaz pour le chauffage. La circulaire promet un accompagnement pour faciliter l’accès aux dispositifs d’aides nationaux existants et offrir des services d’ingénierie. Mais aucun budget dédié n’apparaît clairement, alors que les collectivités ne s’engagent généralement que lorsque des financements sont assurés à long terme.

Le projet se heurte également à des visions opposées sur la stratégie énergétique. Nicolas Garnier, le délégué général d’Amorce, l’association nationale des collectivités pour la gestion locale de l’énergie, regrette un programme qu’il juge trop restrictif, centré uniquement sur l’électrification et laissant de côté sobriété ou efficacité énergétique. Quant à Guy Hourcabie, le président du syndicat intercommunal d’énergies de la Nièvre, il juge dommage de faire disparaître les réseaux de gaz alors que le biogaz pourrait progressivement remplacer le gaz fossile.

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