AccueilNucléaireIntelligence artificielle : il faudra des mini réacteurs nucléaires pour faire baisser les émissions de CO2

Intelligence artificielle : il faudra des mini réacteurs nucléaires pour faire baisser les émissions de CO2

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Par Kevin CHAMPEAUPublié le 27 octobre 2026
Photomontage RE.

La croissance spectaculaire des énergies renouvelables ne suffit pas à enrayer les besoins énergétiques de l’intelligence artificielle, qui devrait engendrer une hausse des émissions de CO2 au moins jusqu’en 2030. La situation pourrait enfin basculer quand les SMR arriveront enfin sur le marché. 

Qui dit course à l’intelligence artificielle dit course à la production d’énergie. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’essor de l’IA devrait conduire à une forte augmentation de la consommation électrique des centres de données à travers le monde, passant de 460 terawattheures (TWh) en 2024 à 1000 TWh en 2030 et même 1300 TWh en 2035.

À l’heure actuelle, c’est toujours le charbon qui domine le mix électrique lié aux data centers en produisant 30 % de l’électricité nécessaire. Les énergies renouvelables, toutes confondues, arrivent en deuxième position avec 27 % de ce mix. Le gaz naturel est installé sur la troisième marche du podium avec 26 % de l’électricité nécessaire aux centres de données. Pour obtenir ces chiffres, l’AIE n’a pas considéré les potentiels accords passés entre les hyperscalers (géants du numérique qui construisent et exploitent les centres de données) et des fournisseurs d’électricité, mais bien la provenance réelle de l’électricité qui alimente les centres de données.

Le nucléaire ne produit que 15 % de l’électricité nécessaire. Pourtant, c’est bien l’essor du nucléaire par l’intermédiaire des SMR qui pourrait permettre la baisse réelle des émissions de CO2 associées aux datacenters.

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Une baisse des émissions prévue à partir de 2030

Les énergies renouvelables restent actuellement le moyen de production d’électricité qui se développe le plus rapidement, et cela devrait perdurer jusqu’en 2030. L’AIE estime que cette hausse devrait être en moyenne de 22 % entre 2024 et 2030, permettant ainsi de répondre de moitié à la hausse des besoins en électricité des centres de données. Cependant, ce ne sera pas suffisant pour répondre à ces besoins toujours plus importants en électricité. Par conséquent, charbon et gaz naturel devraient répondre à 40% des besoins supplémentaires en électricité jusqu’en 2030, coïncidant avec un pic d’émissions en 2030, à hauteur de 320 Mt de CO2.

Il faudra le début de la démocratisation des SMR, à partir de 2030, pour espérer une baisse réelle des émissions de CO2. Ce n’est qu’à cette condition, et au maintien d’une croissance forte des énergies renouvelables, qu’elles devraient baisser avec un recours de moins en moins important au charbon. D’ailleurs, l’AIE a estimé les émissions de CO2 associées aux centres de données à 300 Mt de CO2 en 2035.

Rappelons quand même que malgré une hausse spectaculaire des besoins en électricité, les datacenters ne représentent que 1% de la production globale d’électricité dans le monde aujourd’hui, et ne devraient pas dépasser 3 % en 2030.

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