
Le redémarrage de Chooz marque la fin des limitations du parc nucléaire français causées par la sécheresse et la canicule de cet été. La saison estivale, historique sur de nombreux aspects, montre plus que jamais l’urgent d’adapter le parc français au réchauffement climatique.
Il aura fallu attendre la fin du mois d’octobre pour que la centrale de Chooz reproduise enfin de l’électricité. Faute de débit suffisant de la Meuse, les deux unités de la centrale avaient dû être arrêtées coup sur coup, le 11 juillet puis le 1ᵉʳ aout. La Meuse n’est pas le seul cours d’eau à avoir été affecté par les températures caniculaires de cet été ou du manque de précipitations. D’ailleurs, la souffrance des fleuves et des rivières français a eu un impact sur une grande partie du parc nucléaire en limitant le fonctionnement de certains réacteurs. Seules certaines centrales comme Civaux ou Bugey ont obtenu des dérogations, leur permettant de dépasser notamment les seuils de températures fixés pour limiter l’impact des rejets d’eau sur l’environnement.
Il aura fallu le passage de la tempête Austen pour que le niveau de la Meuse augmente et permette à EDF de redémarrer sa production d’électricité. L’unité n°1, d’une puissance de 1450 MWe a été relancée le 26 octobre et l’unité n°2 devrait suivre dans les jours à venir.
À lire aussiFace aux canicules, EDF réfléchit à refroidir davantage l’eau rejetée par ses centrales nucléairesCependant, les étés comme celui de 2026 risquent de se multiplier à cause du réchauffement climatique. De ce fait, EDF travaille activement à adapter son parc de production d’électricité aux fortes chaleurs des décennies à venir. L’électricien français ne part pas de zéro puisqu’il avait lancé le programme « Grands Chauds » en 2008 pour adapter les centrales aux fortes chaleurs.
Un nouveau programme vient d’être lancé, estimé à 9 milliards d’euros pour les 15 prochaines années, spécifiquement tourné autour de la gestion des ressources en eau. Les objectifs de ce programme consistent à réduire la consommation en eau des centrales, mais également à faire baisser la température de l’eau rejetée dans les rivières pour limiter l’impact sur la biodiversité.
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