
Du fait d’un contexte économique morose et de l’instabilité des aides à la rénovation énergétique, le marché des pompes à chaleur stagne depuis 2024. Heureusement, la SNBC3 et le nouveau plan d’électrification de la France devraient donner un nouveau souffle au déploiement des PAC aérothermiques, qui constituent l’un des moyens les plus économiques de chauffer les bâtiments. Cependant, le constat est moins encourageant pour la géothermie, qui reste anecdotique.
Au cœur de la stratégie d’électrification de la France, les pompes à chaleur (PAC) sont considérées comme l’une des solutions de chauffage les plus efficaces actuellement disponibles. Pour autant, selon une récente étude de l’Observatoire des énergies renouvelables, le marché a montré des signes de stagnation sur l’année 2025. Ce manque de croissance s’explique d’abord par l’instabilité réglementaire qui entoure la rénovation énergétique, en particulier avec les nombreuses interruptions du programme MaPrimeRénov’. En parallèle, le climat économique compliqué freine les investissements de la part des particuliers.
À lire aussiInstaller une pompe à chaleur, le geste le plus efficace pour réduire sa facture d’énergie ?L’étude en question annonce 941 000 PAC aérothermiques installées en 2025, soit 0,3 % de plus que l’année 2024. On est tout de même loin des 1 167 000 installations enregistrées en 2023. Pour autant, les professionnels de la filière restent optimistes. Car les mesures d’électrification des usages et la nouvelle Stratégie nationale bas carbone (SNBC3) devraient engendrer un nouvel élan à partir de 2027 ou 2028. D’ailleurs, depuis quelques années, on assiste à une dynamique de réindustrialisation, en particulier sur la production d’unités de PAC. Le rapport évoque une trentaine de sites de production dans l’Hexagone, soit plus qu’en Italie et en Allemagne. Rappelons tout de même qu’une grande partie de ces sites réalisent l’assemblage d’éléments fabriqués en Chine.
En parallèle, les pompes à chaleur devraient être de plus en plus connectées pour devenir des outils de flexibilité pour le réseau électrique. Sous réserve d’une évolution des contrats d’électricité, les pompes à chaleur pourraient adopter un fonctionnement de plus en plus piloté pour fonctionner lorsque les prix sont au plus bas.
À lire aussiPourquoi il n’y a plus d’aides MaPrimeRenov’ depuis le 1er janvier ?Si les pompes à chaleur aérothermiques ont globalement le vent en poupe, la situation est un peu différente pour la géothermie. Après l’espoir d’un décollage suscité par les années 2021, 2022 et 2023, le marché des PAC géothermiques est retombé au même niveau qu’en 2017 avec à peine 3000 unités vendues en 2025. Pire, il semblerait que la plupart de ces PAC soient installées en remplacement d’unités déjà installées il y a une quinzaine d’années.
En réalité, la géothermie reste trop méconnue, à la fois par les particuliers mais également par une grande partie des professionnels comme les collectivités, les architectes ou encore les maîtres d’œuvre. En parallèle, les installations sont généralement trop chères et les aides faibles. Dans ce contexte, les perspectives pour tirer profit de l’énergie du sol sont peu encourageantes.
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